Un poids plume dans un poids lourd

Y a-t-il une Barbie conductrice de poids lourd pour modeler les rêves des petites filles ? La réponse est non. Barbie conduit une voiture – en général rose et petite, genre une Fiat 500 ou une Mini Cooper, c’est redevenu la mode – ou un camping car. Mais pas de 38 tonnes. Les clichés ont la vie dure*. Pas facile de mettre les pieds dans des univers très masculins depuis toujours en France !
Alors voici Valentine qui a choisi de passer derrière le volant de ces véhicules longtemps réservés aux seuls hommes.
Jolie conversation où il est question de compétences, de machisme, de radio et du plaisir de faire jour après jour un métier qu’on aime. Elle m’a bien plu, Valentine. Pas question de lui dire qu’elle ne fait pas le poids !*

Transcription:
– Bonjour Valentine.
– Bonjour Brigitte.
– Alors, vous conduisez, Valentine, essentiellement des semi-remorques. Ça… Ça fait (1) quelle longueur, pour être très pratique ?
– Alors, en moyenne, ça dépend des remorques, mais en moyenne, ça fait dans les 16 mètres (2) de long.
– D’accord. Comment êtes-vous devenue chauffeur routier (3), Valentine ?
– Bah, c’est un long parcours.
– Oui ? Qu’on ne peut pas détailler mais… mais en bref (4), c’est un métier que vous avez pratiqué dès la sortie de vos études ?
– Non, non. En fait, j’ai fait un bac littéraire. Ensuite, j’ai fait un an aux Etats-Unis et je me destinais à des études de langues. J’ai gardé un peu ce… cette passion de l’anglais. Mais je voyais pas trop où ça allait me mener en fait à la fac (5). Du coup, j’ai arrêté. Comme j’avais des amis dans le transport, en partant une nuit avec eux, je me disais: « Oh là, là ! C’est trop bien (6) !… Enfin, c’est ça que je veux faire.  » Et en fait, ça me convient très bien. Là, ça fait six ans que je suis dans la même boîte (7). J’ai toujours autant de passion à faire ça.
– Donc pour être chauffeur routier, il faut un permis poids lourds, hein, c’est… c’est la base, sans doute. Est-ce que c’est un examen difficile à passer ?
– Ouais ! C’est plus compliqué qu’on pense en fait. Il faut déjà avoir le permis B – le permis voiture. Ensuite le permis poids lourds. Et pour les véhicules comme je conduis, les véhicules articulés, les semi-remorques, c’est un permis EC. Donc un véhicule articulé mais de grande longueur. Mais, ouais, il y a deux parties. C’est un peu comme le permis moto. On a une partie théorique, une partie pratique, on a des manoeuvres (8) à faire. C’est beaucoup plus complet qu’un permis juste de voiture.
– Faut-il apprendre la… la mécanique ?
– Il y a des notions de mécanique, oui, à apprendre. Et puis ouais, c’est vraiment complet… enfin… En plus du permis… en plus on peut pas travailler comme ça. On a aussi une FIMO (9): c’est une formation sur un peu tout ce qui est sécurité, lois. Il y a vraiment beaucoup, beaucoup de choses, qui régissent un peu tout ce métier-là. Donc ouais, c’est pas… Enfin, je dirais pas que c’est pas adapté à tout le monde, mais ouais, il y a quand même pas mal de choses à faire, à apprendre.
– Et au niveau de… de la santé, évidemment, j’imagine qu’il faut être en bonne santé, mais par exemple, y a-t-il un poids minimum à avoir, pour… pour qu’on puisse représenter une certaine force ?
– Ah non ! Bah, pour vous dire (10), je fais 50 kg. Donc si ça peut vous donner une idée, c’est pas… C’est plus comme avant où justement, fallait (11)… C’était vraiment un travail de force. Après, ça dépend des… du métier qu’on fait parce que même dans le transport, il y a plein, plein de transports différents, mais aujourd’hui, il y a plus de… enfin, on n’a pas… on n’a pas besoin d’être très costaud (12) pour faire ce métier. Tout est assisté. Franchement, ça a beaucoup, beaucoup changé, hein. C’est…
– J’imagine que si, oui, vous avez un problème technique avec votre… votre poids-lourd, eh bien, vous… vous êtes immédiatement assistée parce qu’aujourd’hui, il y a beaucoup d’électronique. Donc vous ne pouvez pas réparer toute seule, quoi.
– Même une roue en fait, on les change plus comme avant. Maintenant, enfin, tout le monde touche pratiquement plus (13) à rien. On connaît les notions de mécanique mais c’est vraiment rare qu’on fasse. Nous, on bidouille (14) un peu, mais on fait pas de…
– Et Valentine, les employeurs embauchent-ils normalement ou facilement des femmes comme chauffeurs ou est-ce que c’est encore difficile ?
– Moi je trouve que c’est encore difficile. Après (15), ça… ça a quand même beaucoup évolué aussi. Ils sont moins réticents qu’avant. Mais après (15), enfin, on sait qu’il y a des endroits, c’est même pas la peine de (16) postuler parce que justement, ils ont encore cette mentalité assez macho (17), on va dire, ou… ou parce que justement, ils ont eu des exemples… enfin, il y a des femmes qui sont venues travailler, ça s’est pas bien passé. Mais dans l’ensemble, quand même si, ça… ça a bien évolué. Puis on est de plus en plus, donc ils voient bien que bah… la compétence n’a pas de sexe comme on dit tout le temps. On est capables ou… c’est pas parce qu’on est un homme ou une femme. C’est…
– Alors, Valentine, on en vient quand même… Qu’est-ce qui est agréable pour vous dans ce métier ? Parce que vous faites… Vous faites combien d’heures par jour ? Vous faites neuf heures ?
– Au volant, ouais, je fais 9 heures à peu près, plus après, bah les… le chargement, le déchargement. Mais ouais, ça fait à peu près 9 heures de pure conduite, ouais.
– Oui. Donc qu’est-ce que vous trouvez de… de… plutôt sympathique à vivre dans… au volant de votre… de… de votre poids lourd ?
– Bah déjà, oui, faut (18) aimer conduire. Donc moi, j’aime bien ça. Après, j’adore écouter France Inter, surtout. Donc toute la journée, je passe un peu… enfin, je connais toutes les émissions, à la suite. Ça permet de se cultiver. Et aussi alors après… Avant, je partais à la semaine. C’était vachement plus (19)… un peu l’aventure. On savait pas trop où on allait dormir…
– Vous dormiez dans votre cabine ?
– Oui, oui, je dormais dans mon camion, ouais.
– Qui sont très confortables, j’imagine.
– Oh oui, maintenant, c’est… c’est super. On a le chauffage de nuit.
– Oui.
– C’est comme une petite maison, quoi. Moi, ça me plaisait beaucoup, ouais.
– Et vous ne le faites plus ?
– Non, j’ai arrêté en fait. Et du coup, je fais toujours le même travail. Là, je fais vraiment la même route tous les jours. C’est une navette en fait.
– Hm, hm. Et vos collègues, la plupart du temps, sont des hommes. Comment… comment ça se passe entre vous quand vous vous arrêtez dans les stations services ? Est-ce qu’il y a de la bienveillance ? Est-ce que c’est vraiment très macho ? Est-ce que c’est plutôt agréable ?
– Bah là aussi, c’est vrai que ça change beaucoup. Il y a un peu de tout (20). Et ça dépend pas forcément de l’âge, que ce soit des jeunes chauffeurs routiers ou des anciens, il y en a que ça dérange vraiment pas, qui nous prennent justement un peu sous… sous nos… sous leur aile (21), qui sont très bienveillants. J’ai eu beaucoup de collègues qui m’ont aidée, parce qu’ils sont contents justement, ça les change un peu d’avoir des femmes… des collègues femmes. Mais il y a toujours des gens qui vont faire des réflexions hyper machos… enfin, j’en ai entendu… Et on devient très féministe, hein, dans ce travail !
– Oui, c’est ce que j’ai l’impression que vous êtes en train de devenir, très féministe ! Valentine, merci.
– Merci à vous.
– Bonne journée.

Quelques explications:
1. ça fait combien de long ? : en français, on utilise très souvent le verbe faire pour parler des mesures : ce camion fait 16 mètres de long. / Il fait 30 tonnes.
2. dans les seize mètres: on ajoute dans quand un chiffre n’est pas précis, comme on dirait environ. (C’est un peu plus familier). Par exemple:  Cette jeune femme a dans les 30 ans je pense.
3. chauffeur routier: il n’y a pas de féminin pour le nom de ce métier qui a longtemps été exclusivement masculin.
4. en bref: sans entrer dans les détails. En revanche, on dit bien un conducteur / une conductrice. (Le problème, c’est qu’une chauffeuse en français, c’est tout à fait autre chose: il s’agit d’un sorte de petit fauteuil bas.)
5. la fac: abréviation de faculté qui est synonyme de université.
6. c’est trop bien: c’est vraiment très bien. Trop est souvent utilisé dans ce sens, différent de son sens de base, pour renforcer un jugement qu’on porte sur quelque chose. (plutôt familier et fréquent à l’oral)
7. une boîte: une entreprise (familier)
8. des manoeuvres: faire des manoeuvres (ou manoeuvrer), c’est déplacer son véhicule dans des situations différentes : reculer, se garer, faire demi-tour, etc…
9. une FIMO: une Formation initiale Minimale Obligatoire, c’est-à-dire une attestation nécessaire pour travailler dans les transports.
10. pour vous dire: on utilise cette expression pour annoncer qu’on va donner un exemple significatif de ce qu’on veut prouver.
11. fallait: il manque « Il« , comme souvent à l’oral dans ce genre d’expression. Mais ne l’oubliez pas à l’écrit, car ça fait bizarre, même si personnellement, vous ne le diriez pas à l’oral, dans des situations familières.
12. costaud: fort physiquement. (plutôt familier)
13. pratiquement plus = quasiment plus
14. bidouiller: bricoler, réparer quelque chose en bricolant. (familier)
15. après: ce n’est pas le sens temporel habituel. On l’emploie à l’oral pour marquer le contraste avec quelque chose qu’on vient de dire, pour nuancer. C’est comme dire: Bien sûr… Mais / Cependant…
16. c’est même pas la peine de… : il manque ne. = ça ne sert absolument à rien de…
17. macho: abréviation de machiste, c’est-à-dire un homme qui fait sentir sa supériorité de mâle aux femmes. On peut l’employer comme nom: c’est un macho. Ou comme adjectif: Il est macho / Il a une attitude macho.
18. Faut = il faut (uniquement à l’oral, dans un style familier)
19. vachement plus = beaucoup plus (familier, oral)
20. Il y a (un peu) de tout: c’est varié. (familier)
21. prendre quelqu’un sous son aile: l’aider, le guider en le protégeant. (comme une maman oiseau avec ses oisillons)

* avoir la vie dure: résister, durer. (à propos de croyances, de clichés, traditions par exemple)
* ne pas faire le poids: ne pas avoir les capacités nécessaires pour faire quelque chose, pour réussir une mission en face d’un adversaire par exemple.
* Pas question de… : impossible de…

La grosse tête ou pas ?

Vous connaissez déjà Norman si vous avez écouté par exemple ce qu’il a à dire sur ceux qui sont toujours en retard.
C’est très à la mode en ce moment de faire ce genre de vidéos – solitaires – avec des moyens limités. Et ensuite, si ça fait rire, elles circulent sur internet, notamment parmi les ados ou les jeunes.
Il y a un côté sympathique à ce que les choses puissent se faire – parce que la technique accessible à tous les rend possibles – sans passer par les circuits habituels de production. Chacun peut tenter sa chance ! Et la notoriété peut venir très vite. A condition d’être plutôt bon. Mais gloire éphémère, comme tout ce qui va vite et qu’on consomme dans l’instant ?
Petite interview sympathique donc de Norman, à qui le succès n’est pas encore monté à la tête ! (et qui parle, vite, de tout ça.)

Transcription:
– C’est ici que se font vos vidéos alors, dans cet appartement.
– Alors tout à fait. C’est mon petit appartement du 93 (1), plutôt moyennement entretenu, me direz-vous.
– Combien de personnes ont vu vos vidéos ? Vous savez ça aujourd’hui ?
– Mais en terme de vues, il y a à peu près 120 millions de vues, hein, déjà sur You Tube. 120 millions en un an et demi.

Alors il faut savoir que les gens du Code de la Route, ils ont un vocabulaire bien à eux, tu vois. Eux, ils disent pas « voiture ». Eux, ils disent: « Pour la série de questions qui suit, nous imaginons que vous utilisez un véhicule de tourisme citadin de catégorie A ».

– Quand on a ses vidéos vues 120 millions de fois, est-ce qu’on prend pas un peu la grosse tête (2) ?
– Ma vie est toujours la même, j’habite toujours dans le même endroit. J’ai toujours les mêmes amis. Après, j’ai pas l’impression d’avoir accompli quelque chose d’héroïque ou quoi que ce soit, quoi, hein. Ce que je fais, on va dire que ça… ça plaît aux gens. J’en suis content mais ça s’arrête là. Et puis, on va dire que c’est simplement que les projets, du coup, sont de plus en plus imposants. En ce moment, j’ai des… des portes ouvertes (3) au cinéma. Mais sinon, le reste de ma vie, les choses ne bougent pas.
– Est-ce qu’on vous demande des autographes, dans la rue ?
– Ouais, ça… ça… ça arrive, en effet. Ils me prennent comme un vieux pote (4), quoi ! Genre limite, ils me disent « Hé Norman! Ça va? Qu’est-ce qui se passe ? » Ils me serrent la main: « Je te checke (5), je te paye un verre », alors que moi, du coup, pour moi, c’est des parfaits inconnus (6). Le seul point négatif là-dedans, c’est peut-être que du coup, je mets peut-être plus de temps à aller à certains endroits ! Mais c’est pas un problème.
– Et avec les filles, c’est mieux ?
– Je suis en couple, n’est-ce pas (7) ? Donc la question, je ne me la pose pas. On va dire qu’il y a pas non plus des centaines de bimbos en bikini qui viennent devant la porte chaque jour. Pour le moment en tout cas, j’ai… j’ai pas de problème avec la gent féminine (8).

J’ai l’impression que les bilingues, ils ont une sorte de besoin de te foutre la honte (9). Et ils aiment bien te mettre dans des situations de manière à te rappeler que tu es une merde (10) à côté d’eux.
… Boiling water and let it cook for two or three minutes, approximately. Yeah
Je… je suis désolé. J’ai… j’ai pas compris, je parle pas… pas bien l’anglais comme toi.
Tu parles pas anglais ? C’est génial ! Tu parles quelle langue ?

– Est-ce que c’est pas (11) une notoriété précaire ? Une célébrité qui risque de (12) partir aussi vite qu’elle est venue ?
– Ouais, c’est-à-dire que les cas où en effet, c’est… la notoriété a fait… on va dire un aller et retour, c’est un cas de figure où les créatifs qui faisaient ça justement étaient pas forcément des créatifs mais plus des gens qui ont fait un… un buzz (13) sans le faire exprès. Moi, dans mon cas, c’est quelque chose que je travaille, et c’est vraiment une activité que je revendique. J’ai pas fait un petit sketch pour m’amuser, qui a marché une fois, point (14). Des sketches, j’en ai fait des centaines, voire (15) des milliers.
– Pour vous, quelle est la particularité de la célébrité, de la notoriété sur internet, par rapport à d’autres médias ?
– Contrairement à la télévision, le piston (16) est impossible sur internet. Donc en fait, le seul… la seule arme qu’on a, c’est la créativité, et surtout l’innovation qui va surprendre les gens et donner envie de… de partager et d’en parler, quoi. Parce que un buzz, avant tout, faut pas (17) oublier que c’est ça, hein. Le principe du buzz, c’est que quelqu’un… il y a quelqu’un qui lui-même dit à quelqu’un et en fait, ça fait une… une tache d’encre (18) et ça fait ensuite… comment dire… un retour massif, quoi.
– Est-ce que vous avez peur que tout ça s’arrête un jour ?
– Mais non, c’est pas quelque chose qui me fait peur parce que j’ai rien à perdre, quoi. C’est que… c’est que du bonus (19), ce qui m’arrive. Pour l’instant, le seul truc (20) que je sais, c’est que j’ai envie de faire plein de trucs, j’ai plein de portes ouvertes. Et on va dire que j’ai encore du pain sur la planche (21).

Quelques explications:
1. le 93: c’est le département de la Seine-Saint-Denis, dans la banlieue parisienne.
2. prendre la grosse tête: devenir prétentieux, se croire supérieur aux autres parce qu’on a du succès, ou parce qu’on a de bons résultats. (familier) On dit de quelqu’un: Il a la grosse la tête. (Ou l’inverse: il n’a pas la grosse tête, s’il est resté simple et modeste malgré sa réussite.)
3. des portes ouvertes: il ne fait pas la liaison entre portes et ouvertes, alors que beaucoup d’autres Français la feraient, ce qui est correct. (Personnellement, l’absence de liaison ici me gêne un peu !)
4. un pote / un vieux pote: un copain (familier)
5. je te checke: je te regarde. (argot des jeunes, basé sur le mot anglais check)
6. des parfaits inconnus: là non plus, il ne fait pas la liaison, alors qu’elle est normalement courante. Ce qu’on constate, c’est que les liaisons ont tendance à reculer, dans un langage plus familier.
7. n’est-ce pas : c’est relativement rare de dire « n’est-ce pas » en français, surtout dans un style familier. Donc il le fait de façon un peu ironique, un peu appuyée, justement pour souligner le fait qu’il n’est pas libre.
8. la gent féminine: le groupe constitué par les femmes, par opposition à la gent masculine. Ce terme est ancien et donne un côté désuet à sa phrase.
9. foutre la honte à quelqu’un: faire / ou dire quelque chose qui cause un sentiment de honte à cette personne. (très familier)
10. une merde: un minable, quelqu’un de nul. (vulgaire)
11. Est-ce que c’est pas… : omission de ne, comme d’habitude dans un style oral familier. (= Est-ce que ce n’est pas…?)
12. qui risque de partir = qui pourrait partir. (Risquer exprime l’idée que c’est une possibilité).
13. un buzz: cet anglicisme a envahi le français ces derniers temps ! On fait le buzz, on crée le buzz, c’est un buzz, etc… Légèrement agaçant… Non, très agaçant et pas très joli en français qui déforme tout… Mais bon !
14. point = et c’est tout / et c’est terminé.
15. voire = et même
16. le piston = le favoritisme. Quand on obtient un poste parce qu’on connaît des gens bien placés et non pas pour ses compétences, on dit qu’on est pistonné. (familier).
17. Faut pas oublier = il ne faut pas oublier (oral uniquement et familier). Même quelqu’un qui parle comme ça (et c’est très fréquent) n’écrira pas de cette manière.
18. ça fait une tache d’encre: l’image la plus habituelle n’est pas celle de l’encre mais celle de l’huile. On entend plus souvent: faire tache d’huile, c’est-à-dire se propager peu à peu comme l’huile (ou l’encre) une fois répandue.
19. c’est que du bonus: ça ne peut être que positif de toute façon puisqu’il ne s’attendait pas à ce succès.
20. un truc = une chose (familier)
21. avoir du pain sur la planche: avoir du travail / plein de choses à faire. (familier)