Lèche-vitrines

Se promener dans le centre de n’importe quelle ville aujourd’hui, c’est tomber invariablement sur les mêmes magasins. Leur nécessaire appartenance à une chaîne les rend prévisibles et familiers jusqu’à l’ennui, quelle que soit la région, quelle que soit la ville.

Alors, l’oeil est attiré par d’autres couleurs, d’autres devantures, d’autres noms.
Et si en plus c’est fait avec humour, en jouant sur les mots et les sonorités…
Petites promenades à Toulouse et Marseille.

On n’y trouve pas l’habituel cochon d’Inde mais un Cochon Dingue, c’est-à-dire un cochon un peu fou, puisque c’est ce que signifie dingue en argot.

Les poules y ont troqué contre un M leur P dans la traditionnelle expression populaire, Quand les poules auront des dents*, détournée par ce restaurant où on mange bien sûr… des moules.

Et les poussins y changent tout simplement de couleur, pour le plaisir des amateurs de chocolat et autres douceurs.

* Quand les poules auront des dents: jamais.

Faire du lèche-vitrines, c’est se promener en regardant les vitrines des boutiques.

De fil en aiguille


Les merceries sont devenues rares. Mais quand on entre dans l’une d’elles, on y sent toujours une vie particulière. Bobines et écheveaux de fil annoncent le travail et le talent créatif de toutes ces petites mains expertes qui savent encore coudre, broder, couper, piquer.

Tous ces fils nous donnent aussi de jolies expressions:
De fil en aiguille, il m’a raconté comment il était arrivé ici: peu à peu, en passant d’un sujet à un autre, parce qu’ils s’enchaînaient bien, par association d’idées, il en est venu à raconter toute son histoire.

Si son histoire est cousue de fil blanc, c’est qu’elle est très prévisible, comme une couture avec du fil blanc est visible et grossière.

Si quelqu’un (ou un travail) vous donne du fil à retordre, il vous cause des problèmes, il ne vous simplifie pas la tâche !