Les liaisons indispensables

En parlant français, vous ne vous demandez pas parfois si vous devez faire des liaisons entre certains mots ou pas ?

Eh bien, pour nous Français, ce n’est pas toujours simple non plus ! Et en entendant un journaliste l’autre jour, je me suis dit que des liaisons qu’on pensait obligatoires étaient en train de devenir plus rares, moins systématiques…
C’était à propos de sport. Il a commencé sa phrase : « Quand un arbitre… ». Et il n’y avait rien entre « quand » et « un »… Et ça sonnait bizarre quand même ! Une absence pas encore assez entendue pour passer pour naturelle. Ça viendra, probablement, parce que les liaisons sont en recul, c’est certain, dans les conversations ordinaires.

Si vous les faites systématiquement,vous passez pour un peu précieux, voire prétentieux. Trop, c’est trop !
Si vous n’en faites pas assez, vous donnez l’impression de parler un mauvais français, même si le français est votre langue maternelle. Equilibre mouvant, parfois difficile à trouver…

Mais il y en a qui restent obligatoires. Tout le monde les fait. Comme dans « Jeux Olympiques ». Sinon, c’est vraiment très étrange, un peu bancal, pas très bien dit. Et ça, ça ne s’apprend pas vraiment dans les livres. Ça s’écoute.

Voici quelques- unes de ces liaisons indispensables. (Avec une liaison obligatoire entre « quelques » et « unes » et une liaison optionnelle entre « liaisons » et « indispensables » !)

A suivre…

Trop moche !

Ce titre sur la couverture d’un hebdomadaire m’a arrêtée ! Pas à cause de la photo : le paysage est familier.
Mais parce que le mot « moche », on ne le voit pas souvent écrit. Trop familier pour ça, trop oral. En plus, accolé à « La France » ! Je croyais que la France était un beau pays… Mais ils ont raison, à Télérama : les zones commerciales inévitables aux abords des villes françaises sont particulièrement laides ! Particulièrement moches ! D’ailleurs, entrer dans une ville, bien souvent, c’est se dire que « C’est trop moche ici ! », avec tous ces panneaux publicitaires en tous sens pour annoncer l’affaire du siècle et vous guider jusqu’aux supermarchés concurrents : Au feu, prendre la première à droite. Carrefour à 2 minutes… Moche, très, très moche.

Et là vous pouvez acheter plein de trucs moches dans des bâtiments – des hangars en fait – moches :
Elle est moche, cette robe !
Et ce pull, vraiment moche, tu ne trouves pas ?
Je la trouve moche, cette nouvelle voiture.
Comment tu le trouves, ce canapé ? Bof, il est moche.

Les gens aussi peuvent être moches. La petite Lili, la pauvre, se trouve moche. On peut même être moche comme un pou ! Et là, c’est vraiment dur. C’est tellement mieux d’être beau ou belle comme un cœur…

Prenez Susan Boyle… Ah, j’ entends votre ton réprobateur: « C’est vraiment moche, ce que tu dis là ! » Eh oui, le mot « moche » s’emploie avec le verbe être. Mais on peut aussi dire et faire des trucs moches : « C’est vraiment moche, ce que tu as fait là ! ».

Mais heureusement, il y a des objets qui peuvent changer votre vie et qui font que vous direz au passé « Avant, j’étais moche », comme ce garçon dans cette pub ( idiote ! )…

Avant