Comment ça se fait ?

Pourquoi ? Comment ? On s’en pose des questions ! La vie n’est pas toujours simple, les relations avec les autres sont parfois compliquées. Alors voici comment, avec le verbe se faire, nous exprimons souvent notre incompréhension.
Un verbe très ordinaire, mais qui n’a plus son sens habituel, pour une expression très fréquemment employée. Simple surprise ou réelle incompréhension, qui peut même virer à l’agacement selon la situation:

Il y a la version très « correcte », avec son inversion sujet-verbe, qui donne du poids à la question. Et le subjonctif qui suit :
Comment se fait-il que personne n’ait rien vu ? = c’est difficile de comprendre pourquoi personne n’a rien vu, c’est difficile à admettre.
Comment se fait-il que vous ne m’ayez pas prévenu(e) ? = Pourquoi ne m’avez-vous pas averti(e) ? Ce n’est pas normal !
Comment se fait-il que tu n’aies pas encore fini ? = Je ne comprends pas pourquoi tu n’as pas fini, avec tout le temps que tu avais.
Comment se fait-il qu’ils continuent à se tromper ! Avec tous les exercices qu’on a faits !

Et voici la version plus familière :
Je n’ai plus de nouvelles d’eux. Je ne sais pas comment ça se fait. = Je suis surprise ou bien je ne comprends pas du tout.
Je n’arrive pas à me connecter. Comment ça se fait ? Tu as une idée ?
Il fait vraiment froid dans cette salle ! Comment ça se fait ? = Qu’est-ce qui se passe ?

Comment ça se fait

Tiens, il y a comme des bulles de lumière derrière mes fougères ! Comment ça se fait ? 😉
Ce n’est pas la même chose de demander : Comment on fait pour qu’il y ait ces ronds de lumière ?, question qui interroge sur le moyen d’obtenir ces effets.

Dernière minute ! Pour une mise en pratique immédiate sur le terrain, lisez l’article qui suit celui-ci.

Compagnons d’un automne

Ne dirait-on pas qu’ils ont pris la pose pour la photo ?
Je les ai trouvés très expressifs, ces deux champignons en couple !

(Mais métamorphosés dès le lendemain – photos avant-après sur mon compte instagram.)

A vol d’oiseau

A vol d’oiseau, c’est-à-dire en ligne droite, la chaîne des Puys d’Auvergne n’est qu’à une soixantaine de kilomètres, alors qu’en voiture, la route est longue. Nous avons ce panorama depuis notre maison aveyronnaise, perchée à un peu plus de 600 mètres d’altitude. Cela me surprend toujours que le regard porte si loin, par dessus tous les reliefs entre ici et là-bas! Il faut dire que la neige, de nouveau tombée en ces premiers jours d’avril, dessine bien les montagnes.

A vol d’oiseau: j’ai toujours trouvé que c’était une bien jolie expression !