La tête sur les épaules

La tête haute2Il a la fraîcheur d’un jeune qui n’avait pas imaginé jouer un jour dans un film et se voir reconnaître si vite beaucoup de talent dans son tout premier rôle. Il sait bien qu’il n’a pas grandi dans un milieu qui le prédestinait à faire du cinéma. On le sent heureux de ce qui lui arrive, mais pas juste pour cette célébrité soudaine, si convoitée aujourd’hui. Il a l’émerveillement très simple de celui qui n’a pas encore tout vécu et qui a envie de tout découvrir. Il m’a bien plu avec sa confiance qui en quelque sorte court-circuite très naturellement toutes les remarques, sympathiques mais bien réelles, du journaliste sur son inexpérience et son statut de petit nouveau sorti de nulle part. On verra comment il grandit et s’il garde les pieds sur terre, lui, le p’tit gars qui n’a jamais cru qu’il avait un parcours tout tracé !

Rod Paradot

Transcription:
– Bonjour Rod Paradot.
– Bonjour.
– Comment vous êtes arrivé là, vous ? Comment vous arrivez en tête d’affiche (1) de ce film, La Tête Haute ?
– Bah j’étais tout simplement au lycée et on m’a proposé un casting (2) sauvage. On m’a un peu expliqué justement l’histoire de Malony. Et je me retrouve là aujourd’hui, et… enfin, c’est plutôt une très bonne nouvelle !
– Vous connaissiez Catherine Deneuve avant ?
– Alors, je la connaissais pas du tout, je l’avais jamais rencontrée. Mais en tout cas, je connaissais c’était qui cette dame-là (3) et je savais que c’était une très grande dame dans le cinéma.
– Et votre première rencontre, elle s’est passée comment ?
– Bah ça a été… Notre première rencontre, ça a pas été sur le tournage en fait. Ça a été aux essais caméra. Et aux essais caméra, ça a pas été autant de pression que sur le tournage en fait. Sur le tournage, je me suis dis : « Mec (4), tu vas devoir jouer, te mettre dans la peau de Malony et jouer avec une grande personne (5) comme ça ». Donc je me suis dis : « Est-ce que tu vas réussir ? Ou est-ce que… » Mais en fait, ça s’est très, très bien passé et ça a été beaucoup plus dur de me mettre dans la peau de Malony que de jouer avec Catherine en fait… Deneuve.
– Et aujourd’hui, alors que le film sort dans les salles, qu’il est présenté en ouverture à Cannes, c’est encore plus de pression ? Ça fait encore davantage (6) peur ?
– Ça fait davantage peur mais c’est davantage du bonheur aussi, donc c’est mélangé en fait entre de l’émotion, de la peur et beaucoup de stress. Je sais pas comment je vais réussir à sortir de la voiture pour monter sur le tapis rouge, hein !
– Vous excluez pas de rester dans la voiture ?
– Ah, je crois que je vais rester dans la voiture ! Je crois que je vais pas sortir en fait.
– En même temps, dans le film, on vous voit, vous adorez conduire. C’est vrai ? C’est une passion chez vous ou pas du tout ?
– J’ai toujours aimé la voiture comme n’importe quel garçon, je pense, mais après, je suis pas fan non plus de ça et…
– Comment vous voyez la suite ?
– J’aimerais bien… enfin j’aimerais bien continuer dans ce milieu-là, c’est un milieu qui me plaît vraiment énormément et qui touche même énormément à l’intérieur de soi, alors après Cannes, je continuerai à vivre ma vie quotidienne, et si j’ai un autre rôle ou un autre film, bah je serai heureux de pouvoir continuer à faire ça et je donnerai toutes les capacités (7) pour le faire.
– Cette vie de jeune en difficulté, vous l’avez découverte ou vous la connaissiez déjà ?
– Alors, je l’ai découverte dans la peau de Malony mais je connaissais un peu déjà ce milieu-là parce que j’habite un peu dans la région parisienne, enfinen Seine-Saint-Denis (8). C’est un peu… on va dire c’est un peu quand même difficile. Mais ça a été quand même très émouvant et très dur de jouer ça, quoi.
– Et vos amis, votre famille, vos proches, vos copains, comment ils ont réagi ?
– Bah ils ont tous bien réagi. Ma famille, elle est folle, juste folle (9) ! Et ils se disent… ils se disent même, je pense : « Le petit con (10), là, qui nous faisait chier (11), maintenant, il fait un film, quoi ! Il… »enfin, c’est pour eux, je pense que c’est une très belle chose pour tout le monde, mes oncles, mes tatas (12), leurs petits-neveux. Moi, après, ça reste aussi très beau pour moi et je vais vivre cela comme un très beau moment et ça restera gravé.
– Vous avez pas peur de péter les plombs (13), de prendre la grosse tête (14), de vous prendre pour une star ?
– Alors, je me suis beaucoup posé cette question-là en fait, parce que justement, après la sortie, il y a eu beaucoup de gens qui sont venus me faire beaucoup de compliments, donc du coup, bah ça fait toujours un peu peur, on se dit… enfin moi, en tout cas, je me suis dis : « Faut que je reste sobre (15), quoi, malgré toute… malgré tout le bonheur depuis que j’ai tourné ce film, bah j’essaye de rester la tête assez froide (16) » et en fait, haute mais froide, et je pense que pour l’instant, ça marche bien et je vais veiller à ça, et…
– C’était quoi, votre avenir tout tracé, si il y avait pas eu le cinéma ?
– Tout tracé… Bah mon avenir était pas tracé, donc… J’avais plusieurs choix pour la vie quotidienne et pour ce que je voulais faire plus tard.
– Lesquels ?
– Bah j’avais un peu de passion (17) pour la menuiserie parce que j’ai quand même fait un CAP (18) de Menuiserie, mais à la base, je voulais faire de la plomberie. Et je m’étais dit aussi pourquoi pas, de faire un BAFA (19) et de pouvoir travailler…
– Brevet d’animateur ?
– De voyages, en tant qu’animateur, en fait j’aime beaucoup ça, moi, parler, mettre l’ambiance et surtout voyager dans des super (20) endroits, quoi, et voilà.
– Ce soir, vous conduirez la voiture pour aller monter les marches (21) ou pas ? Vous avez demandé à là conduire pour vous détendre peut-être ?
– Ah, non, non, parce que j’ai pas le permis, donc je pourrai pas conduire la voiture mais je pense que… même si je la conduis, il y aura quand même le stress et j’aurai du mal à sortir de la voiture, je pense.
– Vous avez le trac (22)?
– Ça commence à monter de plus en plus, oui !
– On dirait que vous vous excusez presque d’être là, Rod Paradot.
– M’excuser d’être là, non, non, mais bah, c’est… Je suis super émerveillé mais je préfère rester justement sobre et… bah de me dire que c’est juste un moment super et qu’après, tu vas continuer ta vie, si ça marche pas, et… mais voilà.
– Vous y croyez, ça ? Vous pensez vraiment que vous allez recommencer votre vie d’avant, retourner au lycée s’il le faut ?
– Bah je préfère me dire ça parce que honnêtement, après le tournage, c’était quand même très, très dur et ça a été beaucoup d’émotion parce que on est quand même une famille sur un tournage, et trois mois passés ensemble sur un tournage et après, se retrouver chez soi… Bon ça va parce que je suis parti en vacances, donc ça allait un petit peu mais une fois que je suis rentré chez moi, je me sentais pas très, très bien et je me sentais un peu seul…
– Une petite déprime ? (23)
– Et oui, j’ai un peu déprimé (23). Et du coup, je me suis un peu posé les questions sur ce que j’allais faire. Donc du coup, aujourd’hui, je me dis que ça reste une très belle expérience et que si ça marche pour moi, c’est très bien, c’est très beau et je vais mettre toutes les capacités possibles pour le faire, donc du théâtre, plein de choses qui pourraient m’aider. Et si ça marche pas, bah de me dire que ça reste une très belle expérience et un très beau moment, et que je continue ma vie au quotidien, quoi.
– Là, il y aura tous les réalisateurs du monde, tous les meilleurs à Cannes, votre rêve, là, tac, le rôle le plus fou avec qui vous aimeriez tourner ? Si il y avait juste à dire : « Moi, je veux. »
– Ah, je connais pas encore vraiment exactement ce monde-là, et je connais pas tout le monde, donc je prendrai ce qu’on me propose et avec les personnes avec qui je suis entouré en ce moment, et je pense qu’ils m’aideront à aussi bien savoir avec quelles personnes tourner ou… parce qu’on m’a quand même dit que je faisais un film… apparemment, il y a la barre, la barre haute (24), très haute, là. Donc après, là, on m’a dit que si je refaisais un film, j’allais sûrement redescendre de…
– D’un étage.
– D’un étage, voilà, donc du coup, bah, je sais pas et on verra comment ça vient. Je préfère laisser les choses venir.

Quelques détails :
1. arriver en tête d’affiche : être parmi les acteurs principaux, dont les noms sont imprimés en gros sur l’affiche du film.
2. Un casting : les Français ont emprunté un mot à l’anglais pour désigner cette séance pendant laquelle sont choisis les acteurs d’un film.
3. Je connaissais c’était qui… : cette phrase n’est pas correcte du tout. Il faudrait dire : Je savais qui était cette dame-là. / Je connaissais cette dame-là.
4. Mec : un mec est un homme (argot). Certains l’utilisent pour s’adresser à un homme de façon familière: « Hé mec, qu’est-ce que tu fais là ? »
5. Une grande personne : normalement, cette expression désigne un adulte, par opposition aux enfants. Ici, il voulait dire qu’il allait devoir jouer avec une actrice célèbre et talentueuse, une grande dame du cinéma comme on dit, lui, le petit débutant.
6. Davantage peur : on peut dire aussi : plus peur (en prononçant le S de plus)
7. je donnerai toutes les capacités : ça ne se dit pas vraiment. Soit il faut dire : Je donnerai tout / Je ferai tout pour y arriver. Soit on dit : Je me donnerai les moyens d’y arriver. Le mot capacité s’emploie par exemple en disant : J’ai la capacité à jouer ce rôle. / Il a des capacités.
8. La Seine-Saint-Denis : il s’agit d’un des départements de la région parisienne, le 93. Le taux de chômage y est élevé, les jeunes des banlieues ont du mal à trouver du travail.
9. Folle : il veut dire que sa famille est survoltée à l’idée que leur fils devienne acteur.
10. Le petit con : c’est une insulte.
11. Faire chier quelqu’un : énerver quelqu’un (vulgaire)
12. une tata : une tante (terme utilisé par les enfants)
13. péter les plombs : faire n’importe quoi, sans réfléchir
14. prendre la grosse tête : se croire meilleur que tout le monde et devenir prétentieux. (familier). Le résultat ensuite, c’est qu’on a la grosse tête.
15. sobre : simple. C’est un peu bizarre de l’employer comme ça car quand on l’utilise à propos de quelqu’un, cela signifie plutôt que cette personne ne boit pas. Mais quand on parle d’une vie sobre par exemple, cela signifie qu’elle est simple, sans excès. C’est ce sens-là auquel il pense.
16. Rester la tête froide : la véritable expression, c’est garder la tête froide, c’est-à-dire garder son calme, ne pas s’emballer, ne pas se laisser bercer d’illusions, rester réaliste face au succès, qui peut être passager. On dit aussi : garder la tête sur les épaules ou encore garder les pieds sur terre. Il joue avec les mots puisque l’autre expression, qui donne son titre au film, garder la tête haute, signifie qu’on ne cède pas, qu’on garde sa dignité.
17. Un peu de passion : normalement, ces deux termes ne vont pas ensemble, puisque par définition, la passion n’est pas du côté du peu, du modéré ! Il emploie souvent « un peu » d’une manière bizarre, comme pour atténuer certaines choses qu’il dit.
18. Un CAP : c’est un diplôme professionnel qu’on doit avoir pour exercer certaines professions mais qui ne représente pas un haut niveau d’études.
19. Faire un BAFA : c’est le diplôme qui permet de s’occuper des enfants ou des jeunes dans les centres aérés, ou les centres de vacances.
20. Des super endroits : il fait une liaison impossible car super ne prend jamais de S. Mais c’est effectivement inconfortable de ne pas faire la liaison ! Donc souvent, on se débrouille pour inverser et dire : des endroits super, ce qui résout le problème.
21. Monter les marches : c’est presque devenu un symbole du Festival de Cannes. La montée des marches du palais des festivals est un spectacle !
22. Avoir le trac : avoir peur avant d’entrer en scène quand on est acteur. Mais on l’emploie aussi pour toute situation où il y a des gens qui vous regardent, par exemple un examen oral.
23. Une déprime / J’ai un peu déprimé : c’est un moment de la vie où on ne va pas très bien moralement, mais ça n’a pas l’intensité d’une dépression. On dit qu’on est déprimé. Ici, il emploie le verbe déprimer de manière incorrecte, mais qu’on entend de plus en plus souvent. Normalement, on dit : cet échec m’a déprimé. / Le fait de me retrouver seul m’a déprimé. / ça m’a déprimé de me retrouver à la maison, de ne plus voir l’équipe de tournage. On ne l’emploie pas avec un nom de personne comme sujet, comme il le fait en disant : J’ai déprimé.
24. Il y a la barre haute : l’expression correcte, c’est : placer la barre très haut (pas haute, contrairement à ce qu’on entend souvent), ce qui signifie que c’est difficile et ambitieux. Donc par glissement, on entend des gens dire aussi : la barre est haute / la barre est très haute.

L’interview à la radio est ici.

Ils courent, ils courent

BasketsVous courez ? Moi, non. Je préfère le vélo. Mais ces deux activités ont en commun le fait qu’il faut peu de choses pour s’y mettre. Un peu plus pour le vélo, mais comme la course à pied, on peut y aller quand on veut, où on veut. Nul besoin d’être inscrit dans un club.
Deux jambes, des chaussures, et c’est parti ! Et ça, c’est vraiment agréable.

Ils courent

Transcription :
– C’était le néant sportif ! (1) Je suis une ex-nulle (2) en sport. Je n’ai… Je n’ai jamais accroché (3) à un sport. Le sport, ça a toujours été une contrainte pour moi, c’était juste une matière à l’école. Je l’avais… Je me souviens d’ailleurs d’aversion particulière pour les séances d’athlétisme à l’école. Et je me suis mise (4) à la course à pied il y a un peu moins de deux ans, comme de nombreuses personnes (5), parce que… parce que je suis accessoirement(6) aussi maman de trois enfants. Mon petit dernier arrivait sur ses deux ans, j’avais un boulot très prenant et j’avais en vacances envie de prendre un peu de temps pour moi. Donc j’ai fait avec ce que j’avais sous la main (7), à savoir mes baskets (8), dix ans d’âge. Et puis au bout d’une, deux, trois sorties, j’ai accroché et je me suis vite rendu compte qu’il se passait quelque chose quand j’ai commencé à prendre une baby-sitter pour aller courir et pas pour aller faire les magasins (9). Et puis je me suis vite… enfin en quête de (10) challenge, je me suis inscrite à des courses. J’ai connu, voilà, la soif de dépassement de soi et le bonheur que c’est de passer une ligne d’arrivée. Et neuf mois après, en fait, je courais mon premier marathon en 3 h 44 de bonheur intense, et depuis…
– On a du mal à vous croire, notamment en régie (11), ils ont beaucoup de mal à vous croire parce qu’ils se disent que s’ils couraient un marathon, au bout d’un ou deux kilomètres, ils seraient… bah ils seraient pas vivants tout simplement ! 3h44 !
– Il faut qu’ils essayent, hein, tout bêtement ! (12)
– Je ne suis pas sûr qu’ils soient…
– Vous vous rendez compte, une anti-sportive, elle a été… Voilà, d’un seul coup, elle a découvert ce plaisir-là, parce que c’est vraiment du plaisir quand même la course. C’est une communion avec la nature, c’est une communion. Il faut courir dans la nature, à la base. Alors, les marathons, c’est vrai que c’est citadin (13), mais il y a aussi un plaisir d’être dans un environnement formidable, quoi !
– Mais 3h 44, c’est incroyable quand même !
– Ah, c’est formidable ! Pour un premier marathon, c’est super ! Bravo !

– Je voulais simplement signaler que pour moi, la course a révolutionné pratiquement ma vie. J’ai commencé à courir il y a dix-huit mois. J’ai… J’avais 45 ans et un petit peu… enfin beaucoup de surpoids. J’ai donc commencé à courir pour perdre du poids. Ça a été diaboliquement (14) efficace, j’ai perdu vingt kilos à peu près. Et ça m’a permis de découvrir en fait beaucoup de choses de ma personnalité, j’ai remis en cause (15) mon… ma façon de m’alimenter. J’ai remis en cause ma façon… mon appréhension (16) avec la nature. J’ai découvert que le fait d’aller courir le matin, à 6 heures ou 7 heures du matin, bah ça permettait de… Excusez-moi, je suis un petit peu ému de passer à l’antenne.
– Non, non, mais tout va bien, Christian.
– Ça me permettait de… bah d’être en relation avec… avec la nature, d’être en relation avec le temps, et du coup, j’ai modifié mon équilibre alimentaire, j’ai modifié pas mal de choses dans ma vie, et aujourd’hui, je me sens vraiment très, très bien grâce… grâce à la course, et j’ai couru le marathon de Paris dimanche, simplement après dix-huit mois de course. Je voulais simplement aussi préciser que, contrairement à ce qu’on peut penser, la course est quand même un… une activité sociabilisante, même si on pense qu’on va courir tout seul. Voilà, moi j’ai l’habitude de courir avec mes collègues à midi en allant… pendant la pause du déjeuner, le weekend avec mon frère, etc. Et donc pour moi, la course n’est absolument pas une activité égoïste.

Quelques détails :
1. le néant sportif : le néant est un terme très fort pour décrire un état de vide absolu. Donc elle veut dire qu’elle ne faisait vraiment jamais de sport.
2. Être nul(le) en quelque chose : ne pas être bon du tout. (plutôt familier)
3. accrocher : s’intéresser à quelque chose. On peut l’utiliser à propos de sports mais aussi pour d’autres choses qu’on aime ou qu’on n’aime pas. Par exemple : J’ai commencé à faire du théâtre et j’accroche vraiment. / Je n’accroche pas du tout à ce genre de films, de livres. Ou encore : J’ai vu ce film. Mais je n’ai pas du tout accroché. (plutôt familier)
4. se mettre à quelque chose / à faire quelque chose : commencer à faire quelque chose, démarrer une activité. Par exemple : Il s’est mis au dessin, au piano, à la cuisine, au français,, etc.
5. comme de nombreuses personnes : plus souvent, on dit : comme beaucoup de gens.
6. Accessoirement : ce terme signifie que c’est en plus du reste. Donc ici, elle l’emploie de façon plutôt ironique car on imagine bien que ce qui compte, c’est d’abord le fait qu’elle ait trois enfants ! Elle veut juste insister sur le fait qu’elle doit trouver le temps de tout concilier : sa famille et sa passion pour la course à pied.
7. Avoir quelque chose sous la main : pouvoir utiliser quelque chose qu’on a déjà, sans avoir à se le procurer. Par exemple : J’ai fait un gâteau tout simple parce que j’avais juste sous la main deux œufs, du beurre, de la farine et du sucre.
8. Des baskets : c’est le nom que les Français donnent souvent aux chaussures de sport.
9. Faire les magasins : aller dans les magasins pour s’acheter des vêtements, des chaussures, etc. (C’est différent d’aller faire les courses, ce qui signifie qu’on va acheter de quoi manger et entretenir la maison).
10. En quête de : à la recherche de
11. en régie : ce sont qui travaillent à la technique à la radio, tous ceux qui s’occupent du son et de la retransmission à la radio. Ils sont en régie, pas directement dans le studio d’enregistrement.
12. Tout bêtement : tout simplement (un peu plus familier)
13. citadin : qui se fait en ville, pas à la campagne
14. diaboliquement : ici, cela signifie très. On ne l’emploie pas souvent en fait. Donc cet homme veut souligner le fait que c’est presque impossible à croire et pourtant, ça a extraordinairement bien marché pour lui.
15. Remettre en cause quelque chose : critiquer et changer quelque chose.
16. Mon apprehension de la nature : normalement, appréhension signifie crainte, peur. Mais je pense qu’ici, il veut parler de sa manière d’appréhender la nature, c’est-à-dire sa façon de la percevoir et de la vivre.

L’émission tout entière est ici. Vous pourriez la télécharger et l’écouter en allant courir !