L’envers du décor

Trajet Ateliers Berthier Opéra Garnier
Une carte d’aujourd’hui pour illustrer le trajet que faisaient autrefois ceux qui travaillaient à la fabrication des décors de l’Opéra de Paris. Ces toiles immenses étaient peintes aux ateliers Berthier, puis roulées avec précaution et transportées à pied par les grands boulevards parisiens.

L’an dernier, l’Opéra a renoué avec la tradition, pour garder trace de son histoire. Cela donne ce petit film magique !

3eme scène The walking landscape
Cliquez ici pour regarder Le paysage qui marche

Les pinceaux qui dansent sur la toile.
Trois regards qui se posent sur le château qu’ils ont peint dans une forêt féérique.
Les pieds qui se mettent en marche en cadence et les bras qui font les bons gestes dans un ensemble parfait.
Les sourires étonnés et ravis des passants qui suivent cet étrange objet de plus de vingt mètres de long dans sa marche vers la grande entrée de l’Opéra.
La toile qu’on monte sur la scène, la toile qu’on déroule, la toile qu’on découvre.
Un ballet d’images qui s’accordent à la musique de ballet et aux échos de la ville.
Le décor mis en scène est devenu spectacle.

Toute cette histoire est racontée ici, dans un beau texte très riche qui nous plonge dans les coulisses de cette aventure.
J’en ai enregistré une partie :
De Berthier à Garnier

L’envers du décor :
Normalement, cette expression renvoie au côté négatif d’une situation : montrer l’envers du décor, c’est faire tomber les illusions.
Mais ici, l’envers du décor est si beau !

Courir le vaste monde

Paloma CouvertureLes enfants ont la chance qu’on mette entre leurs mains des albums aussi beaux que celui-ci.

Il est beau par sa taille et la qualité de l’impression: c’est vraiment un grand livre, dans lequel les dessins de l’illustratrice, Jeanne Detallante, prennent toute leur force. C’est comme si on avait sous les yeux les dessins originaux, aux couleurs éclatantes comme des peintures de Frieda Khalo, ou dans des teintes de gris et de noir pour raconter le passé. Un bel objet à manipuler, à lire ensemble, penchés sur des pages où on peut en quelque sorte s’immerger.

Cet album est beau parce que les mots de Véronique Ovaldé sont riches, pour dire la belle histoire de Paloma, la petite fille qui sentait que le monde était là, à portée de main. C’est une histoire qui dit la présence du père disparu, la vie de famille dans des lieux où on a toujours vécu, l’amour d’une mère, le besoin d’aventure et de liberté. L’histoire d’une fille qu’on laisse partir – et qu’on aide à le faire – pour qu’elle ne devienne pas poussière. Une histoire qui dit que les filles aussi peuvent aller courir le vaste monde. De quoi donner des ailes à nos enfants. C’est un conte lumineux, qui, comme tous les contes, posent les questions essentielles. De ces livres qu’on garde précieusement.

Paloma Album

Si vous voulez écouter cette histoire (avec le bruit de ces grandes pages que je tourne!):
Paloma

Paloma Les 3 soeurs

Paloma Aventure

Courir le monde, courir le vaste monde, aller courir le vaste monde:
Cette expression signifie qu’on part à l’aventure, pour découvrir le monde, avec curiosité et l’envie de vivre des expériences dans des endroits qu’on va vraiment explorer.

PS: A mes lecteurs fidèles: Excusez-moi pour mon absence un peu prolongée sur ce blog ces derniers temps. Mais je ne vous oublie pas et me voici de nouveau avec ce que je veux partager avec vous !