Des sous, des sous, des sous

Certaines de nos anciennes pièces, du temps où nous avions des francs, contenaient de l’argent (du vrai).
Elles peuvent donc rapporter gros, c’est-à-dire nous faire gagner beaucoup d’argent (des euros). Encore faut-il les avoir gardées.

Alors peut-être que lorsque vous aurez revendu toutes vos pièces en argent, vous serez pleins aux as, c’est-à-dire très, très riches. C’est peut-être ce qu’ont fait ces jeunes. Ou peut-être ont-ils eu la chance de naître au bon endroit, dans les bonnes familles… Qui sait.

Mais surtout ne pas en parler.
Juste le montrer, alors ? Grosses montres, grosses voitures, grosses maisons.
Mais ce n’est pas un sujet tabou pour tout le monde: ceux qui n’en ont pas beaucoup vous diront combien ils gagnent !

Et pour finir, la question qui tue. Vous la voyez, juste au-dessus en bas à droite ?
« Mais comment le vivent-ils ? » Ah, je me le demande. C’est vrai quand même, quand on y pense, la vie est dure pour certains !
Moi, c’est cette question-là qui me met mal à l’aise.
Et quand je lis la réponse, je me dis qu’il y a encore un peu de chemin à parcourir.

Regrets et fautes d’orthographe

On apprend beaucoup avec les titres qui défilent sur nos pages internet. Une vraie mine de renseignements !
Du bon et du moins bon.

Vous y apprendrez des expressions françaises, et ça, c’est plutôt bien.
Vous y lirez aussi du franglais – totalement approximatif, comme souvent.
Vous y trouverez des fautes d’orthographe, de grammaire, de conjugaison.
Ça, c’est nettement moins bien.

En voici un exemple avec ce sujet aujourd’hui sur les acteurs qui ont refusé de grands rôles au cinéma.

Du franglais: snober (adaptation de « snub »), c’est dédaigner, refuser, ignorer quelque chose ou quelqu’un, parce qu’on se sent supérieur. C’est un mot entré dans la langue française depuis longtemps, avec comme souvent des modifications.
Une jolie expression: s’en mordre les doigts, c’est vraiment regretter ce qu’on a fait.

Du franglais beaucoup plus récent: Vous voyez ce cote de loose, en bas ? Les Français n’ont toujours pas compris que « loose » et « lose », ça n’a rien à voir, et qu’en plus, ça ne se prononce pas pareil. Quand ils parlent des perdants, ils pensent que ça fait branché de parler de « looser » et de dire qu’ils ont « la loose »… Très agaçant. Alors ce « cote de loose », ici, est du plus bel effet !
Un style familier: louper (tout en haut à gauche), c’est la version orale de « manquer » ou « rater ».


Du franglais: être au top de sa carrière devenu très banal, tout comme le box office.
Une faute de conjugaison: Le film fût un succès mondial. Au lieu d’utiliser le passé composé (a été), l’auteur de cet article veut employer le passé simple, pour donner un côté plus solennel à cette phrase. Mais « fût » avec un accent circonflexe, c’est le subjonctif imparfait, devenu très rare. (que je fusse, que tu fusses, qu’il fût », etc…) Au passé simple, c’est juste: Je fus, tu fus, il fut.
Des fautes d’orthographe:
sa côte de popularité au lieu de sa cote de popularité, sans accent circonflexe. Une côte, c’est par exemple une route qui monte, ou alors la limite entre la terre et l’océan.
grimper en flêche au lieu de en flèche, avec un accent grave.
Une faute de grammaire: en décrivant la comédie et le scénario de mal écrit. Il faudrait écrire: « mal écrits », car ce sont la comédie et le scénario qui sont décrits comme ça: accord de pluriel à cause des deux mots et masculin car quand on a un mot féminin et un mot masculin, c’est le masculin qui l’emporte. (La langue française est sexiste !)
Une faute de construction: en décrivant…de mal écrit. On qualifie quelque chose de mal écrit, mais on décrit quelque chose comme mal écrit.

Vous ne trouvez pas que ça fait beaucoup ?