Petites échappées au musée

Berthe Morisot – Julie Manet, sa fille

Echappées quotidiennes au musée Marmottan, avec de courtes vidéos sur instagram : c’était une des bonnes surprises de cette période de confinement. Dans ce musée, tout est beau, Les Nymphéas bien sûr, mais aussi tout ce qui est consacré à Berthe Morisot. (Un musée à taille humaine et qui restait assez accessible quand j’y suis allée il n’y a pas si longtemps.) Alors je suis bien contente de revoir ces tableaux de cette jolie manière.

Voici une sélection de ce que nous ont dit Kathleen Evin et Marianne Mathieu, au fil de leurs gracieuses conversations quotidiennes qui nous emmènent dans quelques-uns des tableaux de ce musée. Et apparemment, elles continuent pendant le déconfinement, en attendant la réouverture des musées probablement. (L’une dans sa cuisine et l’autre depuis son salon).

Avec le premier, nous partons sur la plage de Trouville. Cliquez sur ce lien et pensez à mettre en plein écran si vous regardez sur votre ordinateur. (Et il y a des sous-titres en anglais.)

Puis à l’île de Wight.

Puis en promenade près d’Argenteuil.

Et puis voici Berthe Morisot. Son portrait par Manet et son autoportrait.

J’espère que c’est accessible, même si vous n’avez pas de compte instagram.
Sinon, voici à quoi ça ressemble.

A bientôt

Je continue parce que j’ai pas trouvé

« Je continue parce que j’ai pas trouvé, parce que je sais pas ce que c’est que la danse, donc je sais pas où je vais. Parce que je sais pas ce qu’il faut trouver. Alors je fais chaque fois un ballet encore pour me dire que ce coup-ci, je vais savoir. » (Maurice Béjart)

Vite, vite, allez prendre une petite dose de danse avec le Béjart Ballet de Lausanne. Ils continuent à nous offrir en mai, chaque weekend, leurs ballets. Ce weekend, il y en a deux, jusqu’à ce soir. Swan Song est plein de légèreté, ponctué par les mots de Maurice Béjart. C’est ici. Dans l’autre ballet, Eclats, j’ai beaucoup aimé un passage qui commence à 11’13 : comme un pas de deux, à deux couples, dont les corps s’épousent. Harmonie des gestes. Comme est beau ce moment où le danseur en noir relève sa partenaire puis joue pour ainsi dire avec sa robe ! Moment fugitif. (vers 13’30)
C’est la sortie du dimanche !

Mais mon chouchou, c’est toujours quand même Angelin Preljocaj ! Lui aussi passe son temps à explorer, parce que « ce coup-ci » n’est jamais définitif pour lui non plus. Pendant le confinement, il nous donne accès aux coulisses de plusieurs de ses ballets. Répétitions, recherche, essais, partages, la troupe qui travaille. C’est ici, et là, vous avez un peu plus de temps.

Comme ce sera bien de retourner voir des danseurs et des danseuses sur scène qui se touchent, se frôlent, se portent, s’éloignent, s’approchent ! Qui dansent. Vivement qu’ils piétinent cette idée de distanciation sociale ! Et sans masques, j’espère.