La faute qu’il a faite

L’autre jour, à la radio, un journaliste qui parlait d’un homme politique a commencé sa phrase comme ça: La présentation qu’il a fait de cette mesure…

Aïe, aïe, aïe ! Il aurait dû dire: La présentation qu’il a faite de cette mesure… C’est ce qu’on appelle accorder le participe passé du verbe avec le COD placé avant. Mais de plus en plus de Français n’y font pas attention car il faut bien le dire, c’est un peu compliqué, cette histoire !

Il faut évidemment savoir ce que c’est qu’un COD, ou complément d’objet direct. Il peut porter d’autres noms selon les grammaires. Mais ça ne change rien au problème.
Vive la grammaire française !
Il faut se débrouiller avec le féminin et le masculin des noms.
Ah, le genre des noms !
Il faut connaître le participe passé des verbes.
Oh là, là, tous ces verbes irréguliers !
Il faut penser au pluriel et au singulier.
Zut alors, il faut penser à tout accorder !

En attendant une simplification du français, c’est une faute quand on oublie cet accord, à l’oral comme à l’écrit !

Allez, on ne va pas s’en faire toute une montagne*. Est-ce que le plus simple, ce n’est pas de s’y habituer tranquillement en entendant et en lisant ces verbes bien accordés ?

Voici quelques exemples très courants et incontournables:

* se faire (toute) une montagne de quelque chose / s’en faire une montagne : s’angoisser inutilement à propos de quelque chose qu’on va devoir faire. (familier)

Ne vous embrouillez pas !

Le français est difficile même pour les Français ! Pas facile de retenir l’orthographe de tous les mots. Pas facile non plus d’écrire correctement les verbes !

« Mange ! », avec un « s » ou pas ?
« Je le ferai » ou « Je le ferais » ?
Ce sont deux des fautes très classiques qu’on trouve désormais partout, y compris dans la presse ou sur internet, sur des affiches dans les rues et même sous la plume de gens qu’on pensait à l’abri de ce genre d’erreurs !

Bien sûr, quand on parle, ce n’est pas un problème puisque la prononciation est la même, avec ou sans le « s ». Mais quand on écrit, la différence se voit. Et au fond, ce n’est pas juste une différence d’écriture, c’est une différence de sens. Quand je lis « Je ferai », je sais que la personne me parle de l’avenir, de ce qu’elle a l’intention de faire. Si je lis « Je ferais », je suis tout de suite dans le domaine de l’incertain, de la supposition, de l’hypothèse. Et ça n’a vraiment rien à voir.

Petit tour parmi ces verbes maltraités, avec une ou deux astuces pour ne plus s’embrouiller !
(A suivre…)