Corps à corps

Il se passe beaucoup de choses à l’Opéra de Paris, côté danse, grâce à toutes les initiatives de Benjamin Millepied, Directeur du Ballet de l’Opéra. Atmosphère de changement, ouverture.
Trois scènes: Garnier, Bastille et la 3è scène sur internet.
Des créations comme Relève, avec le corps de ballet.
Des documentaires sur le travail qui aboutit à ces oeuvres.

RelèveCliquez ici pour regarder la bande annonce de Relève

Les regarder danser rend heureux.
Les écouter parler de leur travail et du corps des danseurs aussi.
Voici d’abord Angelin Preljocaj, passionnant comme toujours, dans tout ce qu’il fait et dit.
Puis Benjamin Millepied, dans un autre style.

Ecrire la danse – Le corps, A. Preljocaj

Transcription:
La danse, c’est un art fabuleux, qui a une force incroyable, qui devrait marquer l’histoire de l’humanité et on est là à se dire : Ah oui, c’est éphémère. Mais c’est pas plus éphémère, je vous le répète, que la musique, hein, ou que le théâtre ou que n’importe quoi. La seule différence, c’est que on n’a… On s’est pas soucié de noter ça. Et si on va plus loin encore, je peux vous dire pourquoi. C’est lié à la religion, parce que en fait, si on réfléchit bien (1), l’écriture de la musique, pourquoi elle s’est développée ? Parce que c’est les prêtres qui ont commencé à noter les chants grégoriens, et c’est eux qui avaient le pouvoir de l’écriture et du savoir. Et on a toujours noté la musique parce qu’elle transcendait Dieu, la conscience religieuse. Mais le corps, objet du péché, il était hors de question de noter ça. C’est pour ça qu’on a toujours mis ça à l’écart. Donc tout ça peut très bien s’expliquer. Mais on va pas continuer avec ces conneries (2) !

Les danseurs et leur corps Benjamin Millepied

Transcription:
– La notion d’accompagnement du danseur… Vous avez tenu à (3) ce qu’il y ait plus de médecins et plus de kinés (4) par exemple au quotidien avec eux. Mais il y avait déjà un suivi médical du temps de Brigitte Lefèvre.
– Il y avait… Il y avait deux kinés effectivement. En fait, ce qui existe pas… Mais en fait, ce qui existe pas du tout en France, en fait même carrément du tout, du tout (5), c’est la spécialité de la médecine de la danse pour le ballet.
– C’est ça que vous faites entrer à l’Opéra ?
– En fait oui… C’est pas fini parce que je… On n’est pas arrivé au bout du projet pour l’instant. On a aujourd’hui un médecin du sport, un chirurgien qui aujourd’hui sont là quotidiennement. Les danseurs peuvent s’appuyer sur eux. On a… Mais cette spécificité vraiment pour moi de la médecine de la danse, la spécialité de savoir, comme c’est le cas pour un athlète d’athlétisme, qui existe à travers le monde, hein, qui existe en Angleterre, qui existe même aujourd’hui à Monte Carlo, au Danemark, tout ça, on est encore en train d’amener ça à l’Opéra de Paris, j’ai pas encore réussi, je suis pas arrivé encore au bout de ce projet.
– Je comprends mieux pourquoi vous avez…
– Et que moi, j’ai bénéficié (6) pendant plus de vingt ans, hein, et que tous… tous les danseurs dans toutes les compagnies du monde… Ce que ça veut dire, ça veut dire on commence à avoir mal quelque part, on a quelqu’un qui va vous faire le bon strap, va vous dire : « Ouais, tu peux continuer mais faut faire tel exercice. » C’est un suivi, c’est… c’est.. c’est… On peut pas faire ce métier aujourd’hui sans. C’est comme les planchers, danser sur des planchers qui sont adaptés vraiment à la danse, en 2015, quand ça existe partout dans le monde entier, même dans les petites écoles de banlieue, c’était très, très important de changer ça à l’Opéra de Paris. Et il faut encore le faire à l’Ecole (7) parce que c’est pas encore le cas à l’Ecole.
– Est-ce qu’il y a moins d’accidents depuis que… Est-ce qu’il y a moins d’accidents depuis que vous êtes, là, grâce à ces changements de plancher et à cette médecine ?
– C’est une culture du corps de… de… qui doit aussi… qui doit évoluer, qui doit changer, c’est-à-dire que les danseurs doivent apprendre… C’est un rapport au cours, c’est-à-dire que c’est aussi… Il faut être au cours tous les jours, c’est une question de maintien (8), c’est une question de savoir s’étirer, savoir avoir quelqu’un qui vous suit. Ça va prendre du temps. Aujourd’hui, oui, je pense qu’il y a moins de blessures mais on a encore du travail à faire.
– On vous voit aux petits soins (9) avec les danseurs et avec leur corps, vous leur parlez beaucoup de la nécessité de prendre soin d’eux parce que leur corps va travailler longtemps – ils sont jeunes, ceux à qui vous vous adressez. On vous voit même saisir le pied d’une jeune fille et lui faire volontairement mal pour qu’elle sente bien son pied !
– Non, c’est qu’elle a un problème au pied que je connais très bien parce que moi, je me suis déchiré la voûte plantaire (10) pendant ma carrière, les deux, donc l’aponévrose, donc c’est quelque chose que je connais très bien, donc c’était juste des indications sur ce qu’il faut faire, des straps pour des entorses (11), des choses comme ça, je les ai tellement faits que je peux les faire comme… Donc ça, c’est normal mais ce… C’est… c’est en fait, c’est des carrières qui vont très vite, et on a notamment… on a une maturité, hein, bon voilà, une compréhension du travail, tout ça, qui… qui grandit. On va… On gagne de l’expérience mais en même temps, le corps, c’est un déclin physique, donc ce qui est dur, c’est justement de pas se retrouver à 35 ans où justement, on n’est plus en manière… enfin en capacité (12) forcément de ce qu’on avait quand on avait 25 ans et de se rendre compte que c’est à ce moment-là que : « Ah mince (13) ! Mais en fait, j’aurais vraiment dû m’occuper de mon corps et j’aurais vraiment dû être au cours tous les jours . » Donc il faut… Il y a un accompagnement. Il faut qu’ils aient conscience du travail qu’ils doivent faire tous les jours et il faut qu’ils aient conscience de leur… comment ils doivent s’occuper de son corps… de leur corps et tout ça. Donc ça, c’est… c’est… On est, nous, responsables… En fait, faut pas oublier, voilà, on est… On a cette responsabilité-là d’éduquer, comme on a la responsabilité d’éduquer à l’Ecole sur plein de sujets, c’est pareil pour… pour la compagnie. (14)

Quelques détails:
1. si on réfléchit bien : si on analyse les choses en profondeur
2. ces conneries : ces bêtises, ces idioties ( très familier)
3. tenir à : vouloir vraiment quelque chose parce qu’on estime que c’est très important. Par exemple : Je tiens à m’occuper des jeunes. / Je tiens à ce que les jeunes soient aidés.
4. Un kiné : abréviation de kinésithérapeute. Les kinés sont les spécialistes qui s’occupent de la rééducation physique après un accident par exemple, ou quand on a des problèmes de mobilité.
5. Du tout, du tout  = pas du tout. Il ne répète pas « pas » parce qu’il l’a dit juste avant.
6. J’ai bénéficié : il manque un pronom : J’en ai bénéficié / J’ai bénéficié de ça.
7. L’Ecole : il s’agit de l’école de danse de l’Opéra de Paris.
8. Le maintien : c’est la façon de bien se tenir physiquement.
9. être aux petits soins avec quelqu’un : être très attentif à cette personne, tout faire pour bien s’en occuper.
10. La voûte plantaire : c’est la partie sous le pied.
11. Une entorse : c’est lorsqu’on se tord la cheville par exemple. On dit qu’on se fait une entorse.
12. Être en manière / être en capacité : ces formulations ne sont pas très françaises. On dit plutôt : être capable de…
13. Ah mince ! : c’est une exclamation orale. (mais pas vulgaire)
14. une compagnie : dans le domaine artistique, c’est une troupe de danseurs ou d’acteurs.

L’émission entière est ici.

A fleur de peau

Il y a deux semaines, Aurélie Dupont, danseuse étoile de l’Opéra de Paris, a pris sa retraite car il y a un âge couperet pour les danseurs de l’Opéra : quarante-deux ans et demi (oui, et demi!). Tournant majeur dans une vie, qui va continuer à être consacrée à la danse, mais il faudra trouver d’autres manières. Elle fait partie de ces personnes qui attirent la lumière et qui en renvoient tout autant. Une magnifique danseuse, une magnifique personne, qui rayonne avec simplicité et générosité.

Voici une très belle interview : belle parce que le visage d’Aurélie est beau, parce qu’on y sent une profonde sincérité et une grande complicité avec le cinéaste Cédric Klapisch qui la filme encore une fois. (Quel bonheur, ces gens qui savent être là juste ce qu’il faut, dire juste ce qui est nécessaire pour provoquer la vraie parole de ceux qu’ils veulent mettre en valeur !)

Je me suis aussi régalée à regarder le spectacle de ses adieux, (à voir ici), pas seulement pour la danse – les ballets classiques ne sont pas mes préférés – mais parce que Cédric Klapisch, justement, a filmé aussi ce qui se passe dans les coulisses. Et ça, c’est ce que j’aime vraiment, le pas de côté qui montre comment les choses se créent. Cela donne de beaux films comme celui qu’il avait déjà consacré à Aurélie Dupont il y a quelques années, des moments dont on ressort en état de grâce.

Aurélie DupontCette conversation est ici

Ou ici: (désolée pour la présentation mais je n’ai pas réussi à intégrer juste le lecteur du site)
http://culturebox.francetvinfo.fr/resultats/widgets/external.html?source_type=live&id=220963&player=advanced&width=530&height=300&size=auto

Ou juste le son si ce n’est pas accessible de votre pays. (Mais quel dommage de ne pas voir tout ce qu’expriment avec tant de grâce les yeux d’Aurélie !)
Aurélie Dupont

Transcription :
– Une vie de danseuse, c’est forcément beaucoup de travail et beaucoup d’assiduité. Après 32 années de danse, tu as l’impression que c’était plus (1) beaucoup de souffrance ou beaucoup de bonheur ?
– Beaucoup de bonheur. Bah oui. Souvent d’ailleurs, c’est ce que j’expliquais, c’est ce que je continue d’expliquer, parce que du haut de mes 42 ans (2), évidemment, tu es obligé de faire des… Tu réfléchis à ton départ, comment ça va se passer, tu fais le point (3), tu te poses des questions : qu’est-ce qui va te manquer ? (4) Qu’est-ce qui t’a manqué ? Qu’est-ce qui t’a fait souffrir ? Et je réalise que, on dit souvent que les danseurs, on bosse comme des malades (5), c’est vrai, mais on bosse comme des malades pour se libérer de ce travail pour pouvoir profiter et danser après. Du coup, il va falloir que je me réinvente, tu vois, un autre… une autre échappatoire (6) pour profiter.
– Après, tu veux dire ?
– Après, ouais.
– Pour pouvoir vivre différentes vies comme quand tu danses.
– Ouais. Oui, parce que c’est ça qui me plaît, tomber amoureuse de plein de (7) partenaires différents ! Tu vois, c’est quelque chose que je peux faire dans ma vie professionnelle, c’est génial ! Le temps d’un spectacle, le temps de deux heures, deux heures et demie de spectacle. C’est super de pouvoir te ré-… de t’imaginer dans les bras de quelqu’un d’autre – et c’est pas forcément quelqu’un avec qui tu serais dans la vie de tous les jours. C’est juste que c’est tellement déguisé, tu as tellement travaillé, tu es tellement dans ton personnage, dans ton ballet, que moi, mes partenaires, je les aime, profondément, tu vois. Et puis après, pfuit (8), c’est fini.
– Le 18 mai, ce sera ta soirée d’adieux. Ça fait quoi (9) de s’approcher de cette date ?
– Ah, c’est dur ! C’est… Moi, je… C’est beaucoup de pression, je trouve ! Je m’attendais pas à… Mais ça, c’est à cause de toi ! C’est parce que tu filmes.
– Non, j’espère que c’est pas à cause de moi !
– Non, je plaisante. Non, mais je me dis il y a le stress du départ, ce que ça représente : évidemment, c’est difficile de partir. Enfin, je crois qu’il y a des danseurs étoiles… c’est vraiment très personnel. Il y a des danseurs étoiles qui sont ravis (11) de partir, ravis d’arrêter, ravis de… de faire un break (12), ils ont mal partout, ils sont… Moi, je suis pas ravie du tout d’arrêter. Je … ça va me manquer et le 18 mai, ça représente cet adieu à la scène de Garnier (12) que je connais depuis tellement longtemps et c’est vrai qu’il y a beaucoup de pression autour de ce spectacle, quand même. Parce que c’est filmé et donc tu as le stress. Si tu veux, je suis… C’est un mélange de stress. C’est un mélange de stress parce que je veux en profiter, mais pour en profiter, il faut que je sois complètement détendue, mais c’est difficile d’être très détendue quand tu sais que ça va être regardé par je sais pas combien de millions… de milliers de personnes. Tu as envie que ce soit parfait parce que c’est ta dernière (13) et que tu as envie de laisser un truc incroyable, sauf que je peux pas savoir à l’avance ce que je vais faire. Je sais pas comment sera mon partenaire, je sais pas dans quel état je serai, je sais pas si j’aurai un trac fou (14) au point d’avoir les jambes tétanisées (15), ou si je vais être complètement libérée (16) au contraire et me dire : c’est ma dernière, on en profite, et je sais pas du tout, j’arrive pas à imaginer dans quel état physique et d’esprit je vais être. Donc ça, ça me stresse. Déjà, premier stress. Et puis, le stress de partir. La tristesse de partir. C’est sûr que c’est… c’est difficile et en plus, quand tu vois les gens autour de toi, la compagnie (17), les gens qui sont extrêmement gentils avec toi, qui te font (18) des preuves d’amour tout le temps, qui te regardent avec des yeux très bienveillants et tout, c’est… c’est dur !
– Comment tu vas réagir à la fin de cette représentation ? Est-ce que tu sais ?
– Je sais pas du tout. Je sais pas du tout. Je sais à quoi m’attendre, puisque j’ai vu plein d’autres danseurs étoiles partir avant moi. Donc je sais qu’à un moment donné, je vais me retrouver toute seule sur le plateau, qu’il va y avoir des gens debout (19), qu’il va y avoir des confettis, que je vais tourner la tête à droite, à gauche et que je vais voir des gens ou souriants, ou en larmes et que ça me donnera certainement envie de pleurer. Je t’avoue que je sais pas trop (20). Vu ma grande sensibilité, je pense que je serai plutôt en larmes, mais c’est possible aussi que j’ai un fou rire (21), je pense, tu sais, de stress. Je sais pas. Je sais pas. Je vais essayer de me contenir (22) parce que je suis… je suis à fleur de peau (23) souvent. Donc je vais essayer de m’y préparer, je m’y prépare d’ailleurs. Là, tu vois, j’ai envie de pleurer mais je ne vais pas pleurer, donc vraiment, je me… je me contiens. Je sais pas. On verra.
– Ecoute, on va te laisser tranquille. J’ai une dernière question. C’est… Si tu devais dire une chose à la petite fille que tu étais quand tu as commencé la danse, ça serait quoi ?
– Ça serait quoi ? Ça serait… ça serait : Vas-y, tu es faite pour ça. Ouais, c’est sûr.

Des détails :
1. c’était plus beaucoup de souffrance ou plus beaucoup de bonheur? : cette phrase passe bien à l’oral mais on ne l’écrirait pas. On écrirait : c’était plutôt beaucoup de… Il veut savoir si elle retient davantage le bonheur ou la souffrance dans son parcours.
2. Du haut de mes 42 ans : en général, on emploie cette expression plutôt pour les enfants ou les gens plus jeunes : Du haut de ses 10 ans / du haut de ses 20 ans. Elle sert à insister sur la personne en question qui pourtant est encore très jeune, mais qui a déjà comme de l’expérience, ou un regard particulier sur la vie, de la sagesse malgré son jeune âge.
3. Faire le point : faire le bilan, regarder où on en est.
4. ce qui va te manquer : pour les anglophones, attention à l’ordre des mots ! On dit : la danse va lui manquer, en commençant par l’objet du manque (contrairement au verbe miss en anglais.)
5. bosser comme un malade / comme des malades : travailler énormément (expression familière, d’autant plus que bosser est lui-même un terme familier.)
6. une échappatoire : c’est un moyen d’échapper à une situation qui nous embête.
7. Plein de : beaucoup de (familier). Attention, plein, dans ce cas, ne s’accorde pas, même si on emploie un mot pluriel après : plein de danseurs. Ce n’est pas l’adjectif plein, pleins, pleine, pleines qui, lui, s’accorde.
8. Pfuit : c’est une onomatopée qui exprime la fuite de quelque chose, le passage rapide et léger de quelque chose.
9. Ça fait quoi ? = comment est-ce que tu vis ça ? Quel impact cela a-t-il sur toi ? On attend que la personne décrive la façon dont elle réagit à un événement. On peut dire aussi : ça te fait quoi ?
10. Ravi (de faire quelque chose) : extrêmement content. C’est un terme soutenu et fort.
11. Faire un break : encore un anglicisme adapté au français, pour exprimer l’idée d’arrêter, de faire une pause à un moment donné de sa vie.
12. Garnier : c’est le nom de l’Opéra de Paris : le Palais Garnier
13. ta dernière : dans le monde du spectacle, la dernière, c’est la dernière représentation. (par opposition à la première). Et ici, c’est de plus le ballet d’adieu pour elle, donc sa dernière.
14. Avoir un trac fou : on associe toujours l’adjectif fou au nom trac pour indiquer qu’on a vraiment le trac, c’est-à-dire beaucoup d’appréhension avant d’entrer en scène. (impossible d’associer d’autres adjectifs synonymes.)
15.tétanisé : complètement raide et incapable de bouger. On peut l’employer aussi à propos de la personne tout entière : J’étais tétanisé quand j’ai vu le danger. Je ne pouvais rien faire.
16. Être libéré : être totalement à l’aise, sans aucune peur.
17. La compagnie : c’est l’ensemble des danseurs.
18. Faire des preuves d’amour : on dit plutôt : donner des preuves d’amour
19. des gens debout : c’est-à-dire les spectateurs debout pour l’acclamer
20. Je sais pas trop : je ne sais pas très bien. (plus familier)
21. avoir un fou rire : rire sans pouvoir s’en empêcher. C’est toujours dans cet ordre-là. (Sinon, dans l’autre sens : il a eu un rire fou, cela signifie vraiment que son rire était celui d’un fou, donc un rire inquiétant)
22. se contenir : maîtriser ses émotions, rester calme
23. être à fleur de peau : être très sensible et se laisser submerger par ses émotions.

Elle avait bien imaginé ce que serait cette soirée du 18 mai 2015 :
beaucoup d’émotion à fleur de peau,
des spectateurs debout pendant 25 minutes pour la célébrer,
et à la place des confettis, une pluie d’étoiles.

Together aloneEt pour la voir danser encore, pour la regarder faire tourner son partenaire du bout de la main comme avec Manuel Legris dans le ballet Le Parc d’Angelin Preljocaj, cette chorégraphie de Benjamin Millepied, sur une des études de Philip Glass:
Together alone