Survivants

Ils sont partis le weekend dernier des Sables d’Olonne, sur leurs grands voiliers, comme tous les quatre ans. Ils vont faire le tour du monde.
Cap de Bonne Espérance, de Leeuwin, Cap Horn: au cours des trois mois à venir, nous allons entendre les noms de ces lieux mythiques chez les navigateurs. Nous entendrons parler d’exploits, d’épreuves, de courage, de passion. Les Français aiment suivre ces marins.

Voici un beau petit reportage, à regarder ici , (vite, avant qu’il disparaisse!), sur trois d’entre eux qui ont vécu l’enfer lors des courses passées. Par delà la retenue de ces témoignages, on sent de profondes émotions. Le regard de Yann de Broc à la fin en dit plus que tous les mots.

Transcription :
Comment vivre et se reconstruire après avoir vécu l’apocalypse. Le Vendée Globe et ses marins. Ces têtes-brûlées (1) des mers ont vu la mort de près, de trop près parfois.
– J’ai pas paniqué, j’ai été bêtement lucide, à me dire : Bah, vu la situation où je suis, ça va certainement se finir là.
– La vague était trois fois plus grosse. Donc je me suis dit : Voilà. J’ai eu un flash en me disant : Voilà, c’est terminé, quoi.
– A ce moment-là, on devient un animal et une bête qui pense qu’à qu’une seule chose, c’est sauver sa peau (2).

Ils font partie des survivants du Vendée Globe, certainement la course la plus difficile au monde. Seuls, sans assistance et sans escale pendant plus de trois mois dans des mers démontées, trois histoires pour une même légende.

Petit matin d’octobre dans le port d’Etel (3). A l’intérieur de sa goélette, Thierry Dubois. Depuis 15 ans le rescapé du Vendée Globe boit chaque matin son café dans la même tasse, incontournable rituel.
– Alors cette tasse a… a une histoire particulière.
– Bah, c’est surtout que j’arrive à la conserver et… entière encore et personne a le droit d’y toucher. Ouais, c’est plus que symbolique parce que… Bah c’est sûr que c’est un souvenir : c’est la tasse que… qu’ils m’ont offert (4) à bord de la frégate Adelaïde quand ils me récupèrent (5). C’est la tasse qui me rappelle un petit bout de mon histoire, et puis… Et puis voilà.

Le 5 janvier 97, Thierry Dubois déclenche sa balise de détresse. Dans les Cinquantièmes Hurlants, la mer est démontée. Des vagues de 13 mètres, des déferlantes de plus de 20 mètres. Dans ces conditions dantesques (6), le bateau chavire. Thierry Dubois est alors seul au milieu du chaos. Les recherches s’activent.
– Après… Après les… les trois chavirages, au moment où par un concours de circonstances, finalement, je perds le bateau, je me retrouve dans l’eau, j’ai plus de radeau de survie… Voilà, il y a… A ce moment-là, bah c’est justement le moment où il y a pas d’images, les gens peuvent pas imaginer ce qui s’est passé à ce moment-là, et là, j’étais bien seul face à moi-même, quoi. Donc ce moment-là, oui, je m’en souviens. Je sais ce qu’il représente pour moi.

Localisé par miracle. En attendant les secours, un avion largue à Thierry Dubois des radeaux de survie. La frégate Adélaïde mettra* trois jours avant de le récupérer, trois jours interminables, passés à survivre.
– En sortant de là, quand tu as eu l’occasion de te dire : « Ça va se finir là, je fais le bilan de ma vie », forcément, on… En en sortant de façon assez inespérée, j’ai eu le sentiment (7) d’attaquer une deuxième vie et depuis ce jour-là, oui, j’ai un peu le sentiment d’avoir attaqué une deuxième vie. Donc c’est vachement (8) agréable de te dire ça : Moi, j’en suis revenu. Quel privilège j’ai ! Et ça, ce privilège-là, bah faut pas le gâcher, faut… faut vivre à fond (9).

(Journal télévisé de 20 heures sur France 2): Le sport, avec la voile. Seul en mer, avec une fracture au fémur, à 1500 km des côtes australiennes, c’est ce qu’est en train de vivre depuis quelques heures le navigateur Yann Eliès. Il s’est blessé à bord de son bateau alors qu’il est en course pour le Vendée Globe. Marc Guillemot a dérouté son bateau pour lui porter assistance. Bon courage à lui.

Décembre 2008, une manœuvre à l’avant du bateau, le monocoque qui enfourne (10), le choc est terrible. Yann Eliès, retenu par son harnais, est projeté à l’extérieur du pont. Jambe et bassin fracturés, au milieu de l’océan.
– Je me souviens du choc, de la vision de ma jambe cassée, de la douleur qui est associée, du sentiment (11) de vraiment être un… en très, très mauvaise posture (12) parce que j’étais à l’extérieur du bateau, retenu par mon… mon harnais.
Avec une volonté surhumaine, Yann Eliès réussit à ramper pour rentrer dans la cabine. Le skipper Marc Guillemot s’est dérouté pour réconforter son copain. Mais la frégate avec à son bord un médecin mettra* deux jours avant de porter secours au blessé. Deux jours d’insupportables douleurs, pendant lesquels Yann Eliès ne peut absolument pas bouger.
– Ce qui est sûr, c’est qu’on revient différent. En bien ou en moins bien. Ça dépend. Après, faut gérer l’atterrissage (13).

Fin octobre, sur les pontons des Sables d’Olonne. Parmi les curieux (14), le petit Jérémie, 8 ans, fait connaissance avec Bertrand de Broc.
– Tu sais qu’il s’est recousu la langue tout seul ?
– Tu as eu mal ?
– Super mal ! Je me suis anesthésié, pour pas avoir trop mal. Et puis après, hop ! J’ai soigné, cousu, et hop, reparti après pour de nouvelles aventures (15).

– Oh putain (16), ça recommence !
L’image a fait le tour du monde.
– Et puis, non, là, ça va… ça va s’arranger, quoi. Mais le bout (17) est passé comme ça, il m’a soulevé la gueule (18) et il m’a pété (19) la bouche. Salopard (20) ! Putain !

9 janvier 93, du côté des Kerguelen, Bertand de Broc prend un coup de bôme dans la tête. Bilan : visage tuméfié et langue ouverte. Trop loin de toute assistance, Bertrand de Broc doit se recoudre la langue tout seul.
– Bon, je vais pas rentrer dans les détails, hein, parce que c’était plutôt boucherie-charcuterie (21). Donc j’ai… j’ai tout remis en état (22), chiffon dans la bouche, pour pas… voilà. Et puis après, je suis rentré, je me suis soigné et… Puis j’avais l’impression quand même que voilà, il m’était arrivé quand même un gros truc, qu’il y avait… que j’avais réalisé quand même : se recoudre tout seul, dans des mers un peu hostiles. Je me disais que il pouvait plus rien m’arriver.

Le seul des trois à repartir cette année, c’est Bertrand de Broc. Un troisième Vendée Globe, pour le finir cette fois-ci. Partir, toujours, quitte à (23) revivre la même mésaventure.
– Oh, si il faut se recoudre, une deuxième fois, ouais ! Ouais, ouais ! Je le referai !
– Vous êtes complètement maso (24) !

Yann Eliès a remporté cet été la Solitaire du Figaro. Comme projet, la Route du Rhum dans deux ans. Pas de Vendée Globe cette année mais dans quatre ans, pourquoi pas !
– Non, on n’est pas dingues (25), hein !

Thierry Dubois a lui (26) refait un deuxième Vendée Globe. Mais depuis trois ans, l’aventure est ailleurs, direction le grand nord, à bord de La Louise, sa goélette et ses touristes en mal de grand frisson (27). Le Vendée Globe est bel et bien (28) derrière lui.
– La morale, c’est qu’il faut rester dans son canapé le dimanche soir et regarder Stade 2 (29)! Ça, c’est clair ! Tu la passeras (30), celle-là ?

Des explications :
1. une tête-brûlée : quelqu’un qui prend tous les risques.
2. Sauver sa peau : tout faire pour survivre. (familier)
3. Etel : petite ville du Morbihan en Bretagne. Beaucoup de navigateurs français sont bretons.
4. Qu’ils m’ont offert : il faut normalement faire l’accord féminin : c’est la tasse qu’ils m’ont offerte.
5. Quand ils me récupèrent : théoriquement, il devrait continuer au passé : la tasse qu’ils m’ont offerte quand ils m’ont récupéré. Il emploie le présent, ce qui donne l’impression que c’est un souvenir toujours très présent pour lui, on sent qu’ il revit la situation.
6. Des conditions dantesques : des conditions terribles, monstrueuses, dignes de l’enfer.
7. Avoir le sentiment de = ressentir et savoir.
8. Vachement : très (familier)
9. à fond : totalement, avec intensité.
10. Enfourner : dans le domaine de la navigation, cela signifie que l’avant du bateau entre profondément dans la mer à cause de très grosses vagues.
11. Le sentiment de… : l’impression de… et la quasi certitude de…
12. être en mauvaise posture : être dans une situation dangereuse, où ça risque de mal se terminer.
13. Gérer l’atterrissage : au sens figuré, cela signifie gérer le retour à une situation normale et ordinaire, savoir reprendre sa vie ordinaire.
14. Les curieux : les gens qui viennent regarder ce qui se passe.
15. Reparti pour de nouvelles aventures : c’est une expression toute faite pour décrire un tournant, le début de quelque chose de différent. On dit souvent : En route pour de nouvelles aventures !
16. Putain ! : exclamation fréquente mais pas particulièrement polie, pour exprimer toutes sortes d’émotions.
17. Le bout : quand c’est le terme marin, on prononce « boute ». C’est un cordage.
18. La gueule : le visage. (argot) La gueule, c’est normalement la bouche d’un animal.
19. Péter : casser, démolir. (familier)
20. Salopard ! : c’est une insulte, qu’on utilise normalement contre un homme, comme le mot salaud.
21. Boucherie-charcuterie : normalement, c’est un commerce, où le boucher-charcutier découpe et vend sa viande. Donc au sens figuré, quand on dit de quelque chose que c’est une boucherie, cela veut dire qu’il y a du sang qui a coulé, donc qu’il y a eu de grosses blessures.
22. Remettre en état : réparer, comme c’était avant.
23. Quitte à (faire quelque chose) : même si (cela signifie faire cette chose-là).
24. Maso : abréviation de masochiste, c’est-à-dire être quelqu’un qui s’inflige des blessures, des épreuves lui-même, qui aime souffrir. (familier). On dit souvent : Il faut être maso pour faire ça ! . Ou encore quand on refuse de faire quelque chose qui ne nous plaît pas du tout : Je ne suis pas maso !
25. Dingue : fou. (familier)
26. Il a, lui, refait… : lui sert à insister et à marquer le contraste avec d’autres = lui, par opposition à d’autres. On dit aussi : T. Dubois a quant à lui refait…
27. en mal de : à la recherche de…
28. bel et bien : vraiment. Cela permet d’insister.
29. Stade 2 : c’est l’émission de sport du dimanche soir sur France 2, une vraie institution pour les sportifs (les vrais ou ceux qui se contentent de suivre le sport à la télé, à la radio et en lisant l’Equipe. )
30. Tu la passeras ?: tu vas la passer à la télé ? / Tu vas la laisser dans ton reportage, au moment du montage de l’émission ? (la = cette plaisanterie)

* Petite remarque sur le futur employé ici: la frégate mettra trois jours…
Ce temps peut paraître étrange pour faire un récit passé. Mais c’est assez fréquent en français dans un récit historique. (même si des historiens refusent de l’utiliser.)

A écouter ici si vous ne pouvez pas accéder au site. Il faudra juste que vous mettiez des images sur ces récits émouvants:

Amitié

Deux belles histoires, racontées par les dessins et les mots d’Emmanuel Guibert. Dans un de ces deux livres, il fait le récit de l’enfance de son ami américain, Alan. Dans l’autre, c’est l’histoire de sa guerre en Europe, qu’Alan présente par ces mots: « Quand j’ai eu 18 ans, Uncle Sam m’a dit qu’il aimerait bien mettre un uniforme sur mon dos pour aller combattre un gars qui s’appelait Adolf. Ce que j’ai fait. »
Deux très belles oeuvres, qu’on peut lire et relire.
Une belle rencontre pour moi.

Mais je pense que j’aime autant ces deux livres que la façon dont ils sont nés. Leur écriture est l’histoire et le fruit d’une profonde amitié, commencée tardivement et vécue d’autant plus intensément, entre Alan et Emmanuel.
La lecture de la préface de « La guerre d’Alan » est en soi un vrai bonheur. Deux pages où tout est dit sobrement sur l’amitié, le temps qu’on donne, qu’on prend pour être ensemble, le temps qu’il ne faut pas perdre, la constance toujours, même (ou surtout) quand la vie se fait plus dure, et la fidélité jusqu’au bout du chemin. La fidélité au-delà du temps, par l’art, cet art de raconter des choses si simples mais si uniques et ainsi les rendre éternelles.
Voici un passage de cette préface que j’ai eu envie de vous lire:J’ai rencontré Alan Cope par hasard, en lui demandant mon chemin dans la rue. C’était en juin 1994, il avait soixante-neuf ans et moi trente. Il vivait avec sa femme sur l’île de Ré, où je mettais les pieds pour la première fois. L’amitié nous est tombée dessus.
Alan était né en Californie en 1925 dans la ville d’Alhambra, faubourg de Los Angeles. Il avait grandi à Pasadena et Santa Barbara. Il avait fait la guerre en Europe. Après guerre, il était venu s’installer en France et n’était plus retourné aux Etats-Unis. Il avait travaillé comme employé civil pour l’armée américaine, en France et en Allemagne. Depuis sa retraite, il vivait dans l’île.
Quelques jours après notre rencontre, un après-midi, il a commencé à me raconter des épisodes de sa guerre. Nous faisions des allées et venues sur une plage, le long de l’océan. Il parlait bien, j’écoutais bien. Ses anecdotes, hormis deux ou trois, n’avaient rien de spectaculaire. Elles n’évoquaient que de très loin ce que les films ou les récits de la seconde guerre mondiale m’avaient appris. Pourtant, elles me captivaient par leur accent de vérité. Je voyais littéralement ce qu’il disait. Quand il a interrompu son récit, je lui ai proposé : « Faisons des livres. Vous raconterez, je dessinerai. »
Alan avait un jardin à un kilomètre de sa maison. C’est là, dans un petit chalet rouge et blanc, que nous avons commencé à enregistrer son témoignage sur un magnétophone à cassettes. Nous étions heureux d’avoir trouvé une bonne raison de passer du temps ensemble. A la fin de ce mois de juin, j’avais déjà quelques heures d’enregistrement, et l’envie ferme de continuer. Dès septembre, j’étais de retour. On a repris nos conversations. Nous étions devenus importants l’un pour l’autre.
On ne savait pas qu’on n’aurait que cinq ans pour être amis, mais on a fait comme si on le savait. On n’a pas perdu notre temps. On a nagé, fait du vélo, jardiné, vu des films, écouté des disques, joué du piano, cuisiné, échangé des dizaines et des dizaines de lettres, de coups de fil, de cassettes et de dessins. On a conversé éperdument. On ne s’est jamais engueulé* ni éloigné.

* s’engueuler: se disputer (argot)

C’est aussi un vrai bonheur d’écouter cette émission de radio avec Emmanuel Guibert, dont voici un petit extrait:Transcription:
– Donc on est dans la gare de La Rochelle, là, on vient d’arriver. Et Alan m’attendait généralement plus ou moins planqué (1) derrière un pilier, là. Et on allait rejoindre sa Volkswagen orange, qui était un peu sa marque de fabrique (2) dans l’île: il était connu comme l’Américain à la Coccinelle (3) orange. Et à l’arrière, il y avait son chien, Cherokee, sur une peau de bête, qui était en train de se… de se léchouiller (4) le bas-ventre. Et puis on grimpait dans la voiture et on partait ensemble pour l’île. Et on allait vers le pont (5), vers la mer, ce qu’on va faire en empruntant la bagnole (6) qu’on va louer là.
Très américain, Alan ?
– Alan, c’était un Américain pour les Européens et c’était devenu un Européen pour les Américains. Comme beaucoup d’exilés, il était pas vraiment… plus vraiment d’un bord et pas vraiment de l’autre. Et il avait d’américain, de prime abord (7), pour les… pour les gens de l’île, sa pointe d’accent (8), ses blue-jeans un peu tire-bouchonnants (9), ses grosses canadiennes (10) l’hiver, ses chemises à carreaux. Et puis… Et puis il avait, j’imagine, d’européen pour les Américains qui venaient le voir, toutes les habitudes de vie, toute la culture qu’il s’était forgée en vivant ici depuis l’âge de vingt… de vingt-deux ans, sans… sans discontinuer.
Donc en fait, ce 16 juin 1994, j’étais avec mon père et on montait tous les deux cette rue. Et c’est en arrivant là que je l’ai aperçu pour la première fois. Il était en train de scier du bois devant sa porte. Et je me suis approché de lui et je lui ai dit… enfin, à vrai dire, je me suis approché de lui pour lui poser une question sur mon chemin (11). Mais au fond, si je suis allé le voir, c’est parce que j’avais envie de passer un peu de temps dans cette maison et peut-être d’en savoir un peu plus. Et donc, je lui ai dit: « Pardon monsieur, la rue de la République » ou « la place de la République (12) », et on a discuté un bon quart d’heure (13), en fait. Et j’ai perçu tout de suite que c’était quelqu’un de très singulier et que j’aimerais bien passer du temps avec lui.
C’est un coup de foudre (14) ?
– C’est un coup de foudre, oui.

Quelques détails:
1. planqué: caché. (style familier). Se planquer = se cacher.
2. sa marque de fabrique: son signe particulier, ce qui le différencie de tous les autres.
3. une Coccinelle: c’est le nom donné à ce modèle de voiture allemande qui a été si populaire, d’après le nom du petit insecte rouge à pois noirs.
4. se léchouiller: se verbe n’existe pas, il est fabriqué à partir de « se lécher ».
5. L’île de Ré est maintenant reliée au continent par un beau pont.
6. une bagnole: une voiture (argot)
7. de prime abord: au premier contact.
8. une pointe d’accent: un très léger accent
9. tire-bouchonnant: on utilise ce mot pour décrire un pantalon qui fait des plis en bas, sur les chaussures, parce qu’il est un peu trop long. Il n’est pas bien lisse et tire-bouchonne.
10. une canadienne: c’est une grosse veste.
11. demander son chemin: se renseigner sur la route à prendre quand on est perdu.
12. la rue de la République: toutes les villes françaises ( ou presque) ont une rue de la République, souvent une des rues principales, en écho à l’histoire du pays, pour souligner l’importance de l’abolition de la royauté.
13. un bon quart-d’heure: plus d’un quart d’heure.
14. un coup de foudre: en général, on l’utilise à propos de gens qui tombent amoureux l’un de l’autre. Ici, cela souligne la force de cette amitié. (On peut aussi avoir un coup de foudre pour un lieu, pour un livre, un film, etc…)