Oh là là ! Ou comment exprimer ses émotions comme un Français, ou une Française !

Parler une autre langue, c’est partir à la découverte des mots, collectionner des expressions, conjuguer des verbes, enrober tout ça dans de la grammaire, écouter et lire, écrire et parler.

Mais c’est aussi comprendre les émotions et les sentiments qu’expriment les gens à travers le ton de leur voix et grâce à toutes ces drôles d’onomatopées et expressions particulières à chaque langue.

Voici une petite exploration de ces « Bof », « Allez! », « Ah bon » et autres « Oh là là » si français, qui ponctuent nos conversations…
En quelque sorte, un petit guide des émotions pour ceux qui veulent les exprimer « à la française » !

Les liaisons à la carte

Les liaisons à la carte, ce sont celles que nous ne faisons pas tous, ou pas tout le temps, pas systématiquement. Ça dépend de la situation. Et de qui vous êtes.

Dans une conversation très familière, beaucoup de Français ont tendance à faire de moins en moins de liaisons.

Dès qu’on est dans une situation plus solennelle ou plus professionnelle, on lie davantage les mots entre eux. On surveille sa façon de parler et les liaisons font partie du «beau langage».

Selon la région de France et aussi selon le milieu social où on vit, on fait plus ou moins de liaisons. Dans le nord, on a du mal à faire la liaison dans «2 euros».

L’âge compte aussi ! Les jeunes font plutôt moins de liaisons que leurs aînés.

Si on lit un texte à voix haute, on fait davantage de liaisons. C’est pour ça qu’à la radio ou à la télé, les journalistes qui présentent les infos font souvent plus de liaisons que quand ils interviewent quelqu’un de façon plus directe : ils lisent un texte sur leur prompteur, sur un ordinateur ou sur une bonne vieille feuille de papier. On entend «Ils lisent un texte», avec une liaison entre «lisent» et «un». Pas surprenant ni bizarre. Mais beaucoup plus rare dans une conversation ordinaire.

Bref, c’est souvent plus élégant de faire ces liaisons-là. Mais pas toujours spontané !
Et pour quelqu’un qui apprend le français, pas toujours facile de reconnaître les mots quand ils sont liés entre eux.
Petite étude comparative, avec Romain dans le rôle de celui qui ne fait pas les liaisons.