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Pluies diluviennes

Météo France avait placé plusieurs départements du sud-est en vigilance orange, pour nous prévenir que de fortes pluies étaient annoncées et qu’il fallait être très prudents. Ici à Marseille, il a beaucoup plu, et comme toujours, c’était violent et intense. C’est une caractéristique du climat méditérranéen.
Mais hier dans le Var, le département voisin, les précipitations ont atteint des records en quelques heures. Alors, dans ces cas-là, les rivières deviennent des torrents. Les sols n’absorbent pas toute cette eau qui tombe et c’est la catastrophe.
25 morts, des disparus, des villes et des quartiers dévastés par les eaux.

Et comme toujours aussi ici, le soleil est revenu très vite, rendant presque inimaginable ce qui s’est passé hier.


Transcription:
Des torrents d’eau boueuse en plein centre-ville, des automobilistes bloqués dans leurs voitures, la montée soudaine des eaux a surpris tout le monde hier en fin d’après-midi.
« Non, c’était vraiment la… un torrent. Infernal. On n’avait jamais vu ça depuis… Moi, je suis né à Draguignan, ça fait soixante ans, on n’a jamais vu ça.»

Image spectaculaire de cette centaine de personnes bloquées encore ce matin sur la terrasse de la réception d’un camping de Roquebrune-sur-Argens, totalement inondé.
« En un quart d’heure, un quart d’heure, à 4 heures du matin, c’est arrivé. Ben on s’est réveillé, le lit, il commençait… comme un bateau et bon, la porte, évidemment avec… avec la force de l’eau, pas moyen (1) d’ouvrir la porte. Alors à coups de hache, défoncer la porte et nager jusqu’au premier (2) et jusqu’au toit et… »

Tout le long de l’Argens, ce fleuve qui traverse le département du Var, les communes (3) sont sous les eaux. Et l’on voit (4) de nombreuses personnes encore bloquées sur leur toit, attendant les secours.
Les secours procèdent aux premiers sauvetages en hélitreuillant les sinistrés. Parfois l’hélicoptère s’approche encore un peu plus près afin de faire monter les naufragés à l’intérieur de l’appareil.

Ecoutez bien : il est tombé 400 millimètres d’eau en quelques heures alors qu’il en tombe normalement 40 millimètres dans tout le mois de juin.

Sur les premières vidéos amateur, on constate la violence du phénomène qui a touché le département hier. A Figagnière,  les voitures sont emportées dans les rues du village par un torrent de boue.

C’est la colère du Réal, le cours d’eau traversant la ville, que les habitants des Arcs ont subie en début d’après-midi. Sur son passage, il a tout emporté et notamment des dizaines de voitures comme on le voit sur ce document amateur.
Temoin de ce déferlement, cet empilement de voitures. Une cinquantaine de véhicules soufflés en l’air comme de vulgaires plumes.

La zone pluvieuse est maintenant partie heureusement vers l’ouest, vers le… le Pays Basque.
Je vous le rappelle, que plus d’une dizaine de personnes sont portées disparues. Donc le bilan déjà lourd pourrait encore s’alourdir dans les heures qui viennent.

Quelques détails :
1. pas moyen de (faire quelque chose) : impossible de faire…  La phrase complète, ce serait « Il n’y avait pas moyen de… ». Mais on dit souvent juste ça quand on parle.
2. jusqu’au premier = jusqu’au premier étage
3. les communes : les villes
4. l’on voit : on dit plus souvent « On voit ». Rajouter « l’ » donne un style un peu plus soutenu.

Elle joue. Et elle danse.

Juliette Binoche a remporté le Prix d’Interprétation Féminine à Cannes pour son rôle dans le film « Copie Conforme ». (dont la bande annonce est plus que succincte! Pas grand-chose à en tirer !)

Actrice.
En 1995, elle était Pauline de Theus dans Le Hussard sur le Toit.
Une très belle histoire adaptée du roman de Jean Giono, dans les paysages somptueux des Alpes de Haute Provence, vers 1830, quand une terrible épidémie de choléra ravageait le sud-est de la France.

Transcription :
Ma chère mère,
Cette lettre vous parviendra-t-elle ? Le choléra s’est abattu sur ce pays. Il n’y a plus ici ni courrier ni voiture de poste. Les routes sont barrées.
[Le voilà] Peut-être que Dieu a décidé d’en finir une fois pour toutes.*
Il est là ! Je le vois !

– Que faites-vous derrière cette pendule ?
– Rien. Je… C’est un peu compliqué.
– Vous êtes toujours comme ça, aussi cérémonieux ?
– Vous trouvez ça ridicule ?
– Au contraire, c’est très rassurant de rencontrer quelqu’un comme vous, dans les circonstances où nous sommes.
– Vous croyez qu’ils nous cherchent ?
– Peut-être.
– Vous parlez comme un officier.
– Je suis colonel.
– Colonel ? Ça existe, les colonels de votre âge ?
– Oui, en Italie.
– Merci de votre aide. C’est une chance de vous avoir rencontré. Sans vous, je serais encore qui sait où.
Vous n’êtes pas responsable de ma vie.
– Vous n’avez aucune chance, aucune, ni d’arriver à Manosque, ni de trouver votre mari.
– On voit que vous n’avez jamais aimé personne… Je ne connais même pas votre nom.
(* une fois pour toutes : d’une manière définitive)

Actrice.
Et danseuse aussi.

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