Plus un radis !

En France, si vous ne savez pas qu’il faut manger des légumes et des fruits, si possible frais, tous les jours, c’est que vous vivez sur une autre planète ! Les campagnes nationales de santé, les publicités à la télé vous le rappellent sans cesse. Et il en faut cinq, hein ! Ne trichez pas !
Mais vous savez aussi que les petits producteurs sont en conflit avec la grande distribution qui cherche les prix les plus bas pour faire le plus de bénéfices possible. La conséquence, c’est que beaucoup d’agriculteurs ne s’en sortent plus et ne peuvent plus vivre de leur travail; et qu’on nous fait manger des produits insipides, formatés, récoltés trop tôt, gavés d’engrais et de pesticides… Bon, j’arrête de rêver de vraies bonnes tomates, de vraies bonnes prunes, de vraies bonnes pommes !

Alors, une très grande chaîne de supermarchés française fait sa pub sur ces deux aspects et ça donne cette affiche vue ce matin dans un de ses magasins à Marseille. Et comme avec l’humour, on fait passer beaucoup de choses, ils ont trouvé un jeu de mots de circonstance :
Quand on dit qu’on n’a plus un radis, en argot, ça veut dire qu’on n’a plus un sou, plus d’argent.

Alors merci C. de ne pas gagner un radis sur ce que nous allons mettre dans nos assiettes ! Et merci de penser à ceux qui nous nourrissent !

Mais bon, entre nous, rien ne vaut en général un beau petit marché local le samedi matin ou un autre jour pour trouver de vrais beaux fruits et légumes ! Et ça fait encore partie des petits plaisirs ! (Très français, tout ça, hein!)

La boucle est bouclée

Un petit gars à la Doisneau avec son béret, qui joue dans les feuilles mortes…
Image d’un temps où les hommes portaient des chapeaux et les petites filles des socquettes blanches dans leurs souliers vernis.
Vision fugitive d’une Dauphine, la petite Renault populaire des années 50-60.
Le temps qui passe, la roue qui tourne (2) et voici un autre petit gars, coiffé cette fois d’une casquette (aux couleurs d’une marque probablement! )

Pour regarder, c’est ici.

Et comme cette première version a été un franc succès, on peut aussi partir à rebours et remonter aux origines!
Hippies et babas cool (3), en pantalon pattes d’eph’ (4) et chemises à fleurs.
Petits écoliers en blouse grise sur les bancs de la Communale (5), du temps où on disait « Maître » à son instituteur.
Paris, ses Parisiennes à la taille fine, sa Tour Eiffel en construction et son Métropolitain tout neuf…
Et la boucle est bouclée (6).

Elles sont toutes ici.

Détails : pour retrouver ces pubs, je n’ai pas tapé le nom du produit mis en scène par les publicitaires parce que, comme bien souvent avec les pubs, je ne m’en souvenais pas ! J’ai juste tapé  » pub + valse de Chostakovitch ». ( Et il y en a d’autres qui nous accompagnent chaque année: même principe, même musique. Faciles à trouver sur internet. ) 

Quelques détails :
1. outre-Manche : c’est une façon de parler du Royaume-Uni, qui se trouve de l’autre côté de la Manche.
2. La roue tourne : expression pour dire que le temps passe et qu’on devient vieux.
3. un baba cool : un hippie, non violent. Aujourd’hui on l’utilise aussi pour parler de quelqu’un de décontracté et qui s’habille avec des vêtements baba cool.
4. patte d’éph’ : abréviation pour « patte d’éléphant ». Un pantalon patte d’éléphant ou patte d’eph’, c’est un pantalon avec le bas très large.
5. la Communale : l’école primaire publique de la commune, c’est-à-dire de la ville.On disait comme ça avant.
6. La boucle est bouclée : expression qui signifie qu’on a suivi un cycle complet. On est revenu au départ.