Les antibiotiques, c’est pas automatique

Avant la campagne contre les pesticides, il y avait eu celle contre l’abus d’antibiotiques, puisqu’il paraît que les Français en consomment trop et demandent à leur médecin de leur en prescrire pour un oui ou pour un non*. L’idée, c’est que prendre systématiquement des antibiotiques n’est pas une bonne chose, car ils deviennent moins efficaces, et surtout, ils ne servent à rien en cas de virus.

Voici donc une de ces publicités. Un grand moment, sur le thème des antibiotiques en héros sauveurs de l’humanité!
Des slogans à vous couper le souffle, avec des rimes très riches ! Si, si, vous allez voir!  


Transcription :
– Angine virale. Mal de gorge (1).
– Qu’est-ce que je t’ai déjà dit ? Les angines virales, c’est pas nos oignons (2). Si on intervient, on sera moins efficace quand on aura besoin de nous.
– Angine bactérienne détectée. Là, c’est à nous de jouer (3).
– Attention !

Les antibiotiques, si on les utilise à tort (4), ils deviendront moins forts.
Ecoutez votre médecin.

Quelques détails :
1. un mal de gorge : normalement, on dit qu’on a mal à la gorge. « Mal de gorge » s’emploie dans des phrases du genre : Je voudrais un médicament / quelque chose contre le mal de gorge.
2. c’est pas nos oignons : ça ne nous regarde pas. / Nous n’avons pas à nous en occuper. (familier)
3. à nous de jouer : nous devons intervenir et faire quelque chose.
4. à tort : pour de mauvaises raisons, sans motif valable.

* pour un oui ou pour un non : à tout propos, dans n’importe quelle situation, sans vraie raison.

Arrêtez avant qu’il ne soit trop tard

A la radio l’autre jour, ils expliquaient que la première cause de mortalité des femmes en France, c’était aujourd’hui les maladies cardiaques. Pourtant, quand on pense infarctus, on imagine des hommes qui ont la quarantaine ou la cinquantaine.
Mais les femmes ne sont pas à l’abri, notamment parce que beaucoup d’entre elles fument. Le nombre des fumeuses est passé de 23% à 25,7% entre 2005 et 2010, alors qu’il reste stable chez les hommes. Et ce, malgré l’interdiction de fumer dans les lieux publics en 2007, dans les bars et les restaurants en 2008 ou malgré les hausses répétées du prix du paquet de cigarettes…

Alors, les pouvoirs publics ont conçu cette publicité très sobre à destination des fumeuses. Plus précisément des jeunes femmes. C’est nouveau. Une campagne pour aller à l’encontre des efforts des industriels du tabac, avec leurs paquets roses, aux noms susceptibles de séduire les femmes. C’est que ce marketing marche ! Entre 20 et 25 ans, elles sont un peu plus de 38% à fumer et 35 % dans la tranche d’âge 26-34 ans. Il y a encore du chemin à faire !

Petits instantanés d’une vie ordinaire à travers des mots qui parlent en filigrane d’amitié et d’insouciance, de stress et d’ennui, de travail et de vie citadine, d’amour et de désir d’enfant.

Pour regarder, c’est ici.