Apprenons à nous en passer !

Le gouvernement français lance régulièrement des campagnes de prévention publiques, contre les excès en tout genre :
contre l’abus d’alcool,
contre l’abus de tabac,
contre l’abus de sucre,
contre l’abus de gras,
contre l’abus d’antibiotiques.

Celle-ci pointe l’utilisation mal contrôlée des pesticides par Monsieur Tout Le Monde* dans son jardin:
Les pesticides, apprenons à nous en passer !*

Eh oui, c’est un vrai apprentissage et une remise en cause de nos habitudes.
C’est aller à l’encontre des messages – souvent mensongers – diffusés depuis des décennies par les fabricants de tous ces produits et par les magasins de jardinage qui ont le droit de nous les vendre à longueur de rayonnages.

Alors, convaincus par le message de ce bébé abeille ? Prêts à laisser tomber le Round Up et à désherber à la main ?

* Monsieur Tout le Monde : une personne ordinaire
* se passer de quelque chose : vivre sans quelque chose.

Plus un radis !

En France, si vous ne savez pas qu’il faut manger des légumes et des fruits, si possible frais, tous les jours, c’est que vous vivez sur une autre planète ! Les campagnes nationales de santé, les publicités à la télé vous le rappellent sans cesse. Et il en faut cinq, hein ! Ne trichez pas !
Mais vous savez aussi que les petits producteurs sont en conflit avec la grande distribution qui cherche les prix les plus bas pour faire le plus de bénéfices possible. La conséquence, c’est que beaucoup d’agriculteurs ne s’en sortent plus et ne peuvent plus vivre de leur travail; et qu’on nous fait manger des produits insipides, formatés, récoltés trop tôt, gavés d’engrais et de pesticides… Bon, j’arrête de rêver de vraies bonnes tomates, de vraies bonnes prunes, de vraies bonnes pommes !

Alors, une très grande chaîne de supermarchés française fait sa pub sur ces deux aspects et ça donne cette affiche vue ce matin dans un de ses magasins à Marseille. Et comme avec l’humour, on fait passer beaucoup de choses, ils ont trouvé un jeu de mots de circonstance :
Quand on dit qu’on n’a plus un radis, en argot, ça veut dire qu’on n’a plus un sou, plus d’argent.

Alors merci C. de ne pas gagner un radis sur ce que nous allons mettre dans nos assiettes ! Et merci de penser à ceux qui nous nourrissent !

Mais bon, entre nous, rien ne vaut en général un beau petit marché local le samedi matin ou un autre jour pour trouver de vrais beaux fruits et légumes ! Et ça fait encore partie des petits plaisirs ! (Très français, tout ça, hein!)