Deux poids, deux mesures

Yaourt nature Yaourt vanilleApparemment, il y a deux poids deux mesures selon l’endroit où on habite en France. Deux poids deux mesures, cela signifie qu’on n’est pas traité de la même façon. Petit détail de la vie quotidienne mais plutôt surprenant !
Transcription :
Les consommateurs d’Outre-Mer (1) peuvent constater que plusieurs produits de consommation courante – spécialités laitières (2) ou sodas – ont une concentration en sucre supérieure à celle des mêmes produits de marque identiques vendus en France hexagonale (3). Et si certains avancent que des facteurs culturels, socio-économiques expliquent en partie ces différences, il ne faut pas sous-estimer la responsabilité des industriels de l’agro-alimentaire dans la progression de ce fléau qu’est l’obésité. A titre d’exemple, en Guadeloupe et en Martinique, 8,9 % (4) des enfants de 5 à 14 ans souffrent d’obésité et 14 % de surpoids. En Polynésie française, ces pourcentages sont respectivement de 18 et de 15 %.

Quelques détails :
1. l’Outre-Mer : ce terme désigne les départements (les DOM) et les territoires (les TOM) français dans le monde.
2. Les spécialités laitières : il s’agit des yaourts, des fromages blancs, des petits-suisses, des crèmes dessert, qui occupent une très grande place dans les supermarchés français, en plus des rayons réservés aux fromages. (Les Français consomment beaucoup plus de laitages que de lait en fait.) Comparé à d’autres pays, on trouve beaucoup de laitages natures, c’est-à-dire non sucrés. Mais il y a aussi beaucoup de préparations sucrées, dont beaucoup d’enfants et d’ados font leur dessert.
3. La France hexagonale : ce terme désigne le territoire français en Europe, à cause de sa forme d’hexagone.
4. 8,9 % : on dit : Huit virgule neuf pour cent. La virgule est l’équivalent français du point dans d’autres pays dans les nombres décimaux.

Mannequins à Cayenne

Mannequins à Cayenne

Et ensuite, il faut que les femmes ressemblent à ces mannequins ?

Mais qu’y a-t-il dans nos assiettes ?

Fait maison, c'est meilleur !

Fait maison, c’est meilleur !

Régulièrement, nous nous apercevons que ce que nous mangeons n’est pas tout à fait ce que nous pensions avoir acheté ! Du cheval à la place du boeuf annoncé, trop de gras, trop de sucre, trop de sel, des colorants, des conservateurs, des exhausteurs de goût. Bref, il faut avoir de bons yeux, un peu de temps et lire les étiquettes. Et si en plus, les étiquettes nous mentent !
Alors, tout à fait d’accord avec la conclusion pleine de bon sens de Jeanne, l’autre jour à la radio, dans son bel accent martiniquais.

Transcription:
Choquant, parce qu’on met… On ne sait même plus ce qu’il y a dans nos assiettes ! Donc raison de plus (1) pour ne plus prendre de produits surgelés (2).

Je ne suis pas très surprise parce que de plus en plus, les produits qu’on nous sert, on ne sait pas trop ce qu’ils contiennent, d’où ils viennent. Et moi, ce que je peux dire, c’est que de plus en plus, je consomme mon produit local. Ça revient plus cher (3), certes (4). Mais c’est normal, puisque nous produisons moins (5) et nos coûts de production sont plus élevés que les grossistes… enfin les… les… les gros producteurs. Si je veux faire du steak haché pour mes enfants, j’achète de la viande et je hache à la maison. Et puis, il faut que nous réapprenions, nous les femmes mais aussi les hommes, hein, à cuisiner, préparer des bons petits plats (6). C’est meilleur !

Quelques détails :
1. Raison de plus pour faire quelque chose (ou ne pas faire quelque chose) : On emploie cette expression telle quelle, pour justifier de façon plus catégorique ce qu’on fait ou pas : Raison de plus pour rester à la maison. / Raison de plus pour ne pas oublier. / Raison de plus pour refuser.
2. Les produits surgelés : on peut dire aussi simplement : les surgelés.
3. Revenir plus / moins cher : coûter plus / moins cher.
4. Certes = c’est sûr / c’est vrai.
5. Moins : on n’est pas obligé de prononcer le « S » à la fin du mot. C’est une habitude régionale (dans le sud de la France par exemple)
6. un bon petit plat : on emploie souvent cette expression, même si le plat servi n’est pas spécialement petit en quantité. Associer bon et petit, c’est une façon très positive de décrire quelque chose (souvent dans le domaine alimentaire). Par exemple : Je t’ai préparé un bon petit dîner / Je prendrais bien un bon petit dessert.