Gourmandise fruitée




Fraises, framboises et cerises
Les bons fruits rouges qui sentent l’été.

Et des expressions:
Ramener sa fraise, c’est intervenir dans une discussion alors que personne ne vous le demande. (familier)
Il faut toujours qu’il ramène sa fraise ! C’est pénible.

La cerise sur le gâteau, c’est la touche finale dans un projet, le détail qui vient couronner une entreprise. Mais aujourd’hui, on emploie beaucoup cette expression pour parler d’un avantage supplémentaire qui s’ajoute à d’autres avantages pour couronner le tout.

Rien sur les framboises, si ce n’est qu’elles ont toujours eu ma préférence. Ne me laissez pas au milieu des framboisiers !

Yvette, 92 ans: une vie française

Pour certains, fêter leurs 30 ans, c’est passer un cap et avoir le sentiment d’entrer dans un autre âge!
Alors, que dire d’Yvette, qui, à plus de 90 ans, a toute une vie à raconter ! Vivacité d’esprit, émotion et grande franchise pour faire surgir au détour des mots un parcours où se mêlent la guerre, l’amour, l’art, la politique, Alger, Paris. L’ombre des regrets aussi, mais avec légèreté, lucidité et humilité.

Ça vaut vraiment la peine de prendre un peu de temps et de s’embarquer pour ce voyage, en hommage avant tout à celui qui lui « a appris toutes les belles choses de la vie », comme elle le dit si joliment.

Pour l’écouter, vous pouvez cliquer en-dessous: http://download.arteradio.com/static/player/export.html?ids=616110

Ou écouter ici:

Transcription:
– C’est nous !
– Bonjour ma belle.
– Comment ça va ?
– Et toi ? Mon Dieu !
– Comment ça va, Yvette ?
– Mais quel honneur tu me fais de venir me voir !
– Et moi donc !
– Alors ? Tout va bien ?
– Oui, ça va. Enfin, j’en fais trop, comme toujours.

(en lisant l’annuaire téléphonique)
– Restaurants.
Pièges et contraditions du présent.
– 76 – 67 – 01
– Editions Sved. Achevé d’imprimer le 10 janvier 1972. Texte de Jean Maillé. Mise en page et photographies de Etienne Sved.

– Oui, bonjour. Est-ce que vous auriez trois places pour midi ? Midi et demi. Sved: S.V.E.D. C’est Marie qui est au téléphone, là ? Ah, bonjour Marie. Vous me connaissez bien. Bon. Bien placés, hein, parce que c’est des VIP. A tout à l’heure.

– Je suis Yvette Sved. J’ai eu la chance de rencontrer un monsieur qui s’appelait Etienne Sved, qui m’a appris toutes les belles choses de la vie.

Provence des Campaniles, achevé d’imprimer le 15 juillet 1969 pour les Editions Sved.

– Je n’ai pas toujours su le comprendre et je le regrette infiniment. Mais si je suis devenue assez ouverte à beaucoup de choses, c’est bien grâce à lui.
Ça, c’est la maquette du Hussard (1), qu’il n’a pas menée à bien (2). Itinéraire du Hussard sur le toit, Pierre Jean Deschêne et Etienne Sved. Bon, c’est des photos, qui illustrent le texte.
– Et c’est des photos que Etienne a fait (3) pour l’occasion ?
– Oui. Ah oui, ah oui. C’était une collaboration avec Giono, là. Quand Etienne est allé lui donner Les Campaniles (4) et que Giono a dit: « Oh, c’est la plus belle chose que j’aie vue sur la Provence ! Si vous pouvez me faire des… des illustrations dans le… le… l’esprit des Campaniles, je vous donne toutes mes… mon oeuvre à illustrer. Mais commencez par le Hussard, c’est le plus difficile. » On a donc commencé par le Hussard. Puis voilà ce que ça a donné. Non, et ça… A mon avis, ça a précipité son… son Alzheimer et c’était une obsession. C’était devenu une obsession, ce livre, pour lui.
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