Sur le qui-vive

Ce chat n’appartient à personne mais nous le voyons tout le temps car il est ici chez lui, il a élu domicile ici, c’est son territoire et il se débrouille pour se faire nourrir, comme d’autres chats, par des voisins. Impossible de l’approcher vraiment, il est toujours sur le qui-vive, c’est-à-dire méfiant et prêt à s’enfuir (ou à faire face au danger). On ne peut pas le caresser. Et il est toujours aux aguets, prêt à chasser. C’est bien contre les souris, mais c’est dommage pour les oiseaux ! Les petits rouges-gorges sont en danger, vu le nombre de chats errants qui habitent le quartier. La conséquence, c’est que dans le jardin, il ne nous reste presque que des pies querelleuses et des tourterelles monotones!
Cela m’a fait repenser à une courte émission de radio qui présentait un documentaire sur le chat, « ce dangereux serial killer ». Voici comment la journaliste l’annonçait:
« L’humanité, comme vous le savez, se divise en deux catégories : ceux qui adorent les matous (1), qui les trouvent trop mignons et ceux qui ne peuvent pas les voir en peinture (2). Je fais partie, je l’avoue, de la deuxième catégorie. Je n’aime pas les chats et pourtant, ce documentaire m’a passionnée. Parce qu’il montre la vraie nature de cet animal : c’est un dangereux serial killer (3). »

Sur le qui-vive

1. un matou : un chat (mâle) – terme familier.
2. ne pas pouvoir voir quelqu’un en peinture = détester quelqu’un, ne pas le supporter du tout. (familier)
3. un serial killer : prononcé à la française ! Nous avons quand même un terme français que nous utilisons aussi beaucoup : un tueur en série.

La petite vidéo est ici, avec le texte qui correspond presque parfaitement à ce qui est dit. Il y est question des chats redevenus sauvages, les chats harets – je ne connaissais pas ce terme – qui menacent de disparition des lézards et des puffins en Nouvelle Calédonie.

Et vous pouvez aussi écouter deux de mes étudiantes qui parlaient du chat de l’une d’entre elles il y a quelque temps sur France Bienvenue.

Au fait, je fais quand même partie de la première catégorie !

Entraînement !

Il y a les bruits familiers. Les petits insectes, les pies, un coq dans le lointain.
Et les moteurs des canadairs. Familiers, oui, hélas, en Provence, mais pas en n’importe quelle saison. Alors, quand on les entend un 25 novembre, qu’est-ce qu’on se dit ? Surtout si on sort à peine de plusieurs jours de grosses intempéries qui ont copieusement arrosé la nature.

Je vous écoute… C’est pour voir si vous suivez !

Mais bien sûr ! L’espace d’un instant, on se demande : Des canadairs qui tournent ? Mais comment ça se fait ? Et on sort pour regarder ce qui se passe, comme on le fait en été avec inquiétude les jours de fort mistral.

Voilà, c’était l’entraînement du jour, pour les pilotes à bord de leurs avions, en prévision des incendies de forêt de l’été, et pour vous, aux commandes de votre français !

Bon début de semaine.