Que cherchaient-ils ? semaine 4

que cherchaient ilsEt voici mes visiteurs de la semaine passée ! Beaucoup de recherches d’expressions. J’aime les expressions !

Mais commençons par ces choses qu’on dit familièrement:
« Est-ce que c’est un gros mot quand on dit faire la gueule à quelqu’un »: C’est très, très familier, pour dire que quelqu’un est fâché contre nous. Pour être plus poli, on dit faire la tête à quelqu’un. En général, quand on utilise les mots les moins polis, c’est qu’on veut vraiment exprimer ses sentiments avec plus de force, en choquant par les mots.
Arrête de faire la gueule. En version plus douce: Arrête de faire la tête.
Il me fait la gueule depuis une semaine. En version plus douce: il me fait la tête depuis une semaine.

« Dégueulasse est-il un gros mot » : Oui, à ne pas utiliser n’important quand ni avec n’importe qui parce que c’est vulgaire. La version adoucie, c’est dégoûtant. Les deux peuvent avoir leur sens propre de quelque chose qui n’est pas propre:
Il a réparé sa moto. Il a les mains dégueulasses. Et en version normale: les mains dégoûtantes.
On les utilise aussi au sens figuré, pour critiquer quelqu’un ou quelque chose assez violemment:
C’est dégueulasse ce que tu as dit sur moi ! En version normale: C’est dégoûtant ce que tu as dit !

Il y avait aussi des petites choses de la vie quotidienne :
« Merci c’est moi expression » : On dit C’est moi pour répondre à quelqu’un qui vient de nous remercier, quand on a le sentiment que bien sûr, la personne nous a rendu service par exemple, mais que nous avons aussi bénéficié de la situation qui est donc vue comme un échange.
– Je te remercie de m’avoir invité.
– C’est moi. (On sous-entend : c’est moi qui te remercie d’être venu.)

« Répondre négativement à Veux-tu boire quelque chose » :
On répond tout simplement: Non merci. (sans faire de pause entre les deux mots) Et souvent, on ajoute: ça va. / c’est bon. Ou encore : Pas pour le moment.
Juste une remarque: on entend plus souvent la question : Tu veux boire quelque chose ? (avec une intonation montante, un ton interrogatif)

Pour rester dans le domaine « alimentaire », il y avait cette recherche : « Expression ne pas digérer quelque chose ».
Au sens figuré, cela signifie qu’on continue à ne pas apprécier un événement, une situation, une remarque, qu’on n’arrive pas à oublier ce qui s’est passé :
Je ne digère pas ce qu’il a dit sur ma sœur. Il a vraiment exagéré.
Laisse-moi le temps de digérer cette nouvelle qui ne me fait vraiment pas plaisir.

« Qu’est-ce qu’un heureux événement ? »
Cela ne signifie qu’une seule chose: une naissance.
Elle attend un heureux événement, qui signifie Elle attend un bébé.
Et comme la venue d’un enfant, c’est une histoire vécue à deux, on dit très souvent: Ils attendent un heureux événement pour le mois de juin.
Et vous pouvez poser la question à la future maman : Et cet heureux événement, c’est pour quand ?
(N’oubliez pas de faire la liaison entre heureux et événement. Elle est obligatoire.)
Aviez-vous écouté Estelle quand elle attendait un heureux événement ?
J’en avais parlé avec elle ici.

Donc si vous voulez parler d’autres bonheurs, il faut trouver autre chose, ou inverser les mots !
Cette rencontre a été un événement heureux dans sa vie.
Ils ont vécu beaucoup d’événements heureux ensemble.

Et pour écouter les exemples:

Si ça ne marche pas avec le lecteur, objet de toutes les polémiques sur les forums de WordPress en ce moment, ça devrait fonctionner ici :
Que cherchaient-ils semaine 4

Que cherchaient-ils ? semaine 3

Vous connaissez maintenant le principe. Voici ce qui a retenu mon attention cette fois-ci. Où il est question d’expressions avec « en » et de petites phrases ordinaires qui changent de sens selon le ton adopté et le contexte.

que cherchaient ilsLes trois premières ont en commun la difficulté à employer en quand on est étranger:

« vouloir à la terre entière »: l’expression parfaite, c’est en vouloir à la terre entière. D’habitude, on en veut juste à quelqu’un, c’est-à-dire qu’on est fâché contre quelqu’un. Quand on en veut à la terre entière, on est très en colère. On est révolté.

« Je ne pense pas moins »: là aussi, il faut ajouter en: Je n’en pense pas moins. C’est ce qu’on dit lorsqu’on n’approuve pas quelqu’un. Cela permet d’exprimer sa désapprobation et on le fait savoir:
Je ne t’empêcherai pas de partir. Mais je n’en pense pas moins.
Il n’a rien dit quand elle lui a annoncé la nouvelle. Mais il n’en pense pas moins.

« Expression identique à J’en sais quelque chose » : Là aussi, « en » fait bien partie de cette expression. Voici un synonyme: Je suis bien placé(e) pour le savoir. On emploie ces deux expressions pour approuver ce que quelqu’un vient de nous expliquer sur une situation, parce qu’on partage la même expérience. Par exemple:
A: Ce n’est pas facile d’apprendre le français.
B: Ah oui, j’en sais quelque chose. / Je suis bien placé pour le savoir.

On peut réagir aussi en disant :
A qui le dis-tu ! (C’est un peu plus familier).

« Sens de la phrase Tu vas bien » : Ces mots ont l’air tout simples à première vue. Mais cette expression a plusieurs significations. Tout dépend du contexte et tout est dans le ton :
1- Ce pourrait être la question orale ordinaire : Tu vas bien ?
Et la réponse serait : Oui, merci. Et toi, ça va ?
2- Ou alors, il s’agit d’une affirmation, une constatation: Tu vas bien. Tu vas pouvoir reprendre le sport.
3- Cependant, souvent, ce n’est pas une question mais un commentaire. Par exemple, quelqu’un vous dit :
Tu devrais travailler plus.
Et vous répondez:
Tu vas bien ! / Tu vas bien, toi !
Cela signifie que vous n’êtes pas d’accord et que vous estimez que cette personne exagère.

« Que veut dire Vas-y » :
1- Soit vous pensez à un lieu précis et vous dites à quelqu’un d’aller là-bas:
Ils font des soldes dans ce magasin. Vas-y demain. Après, ce sera trop tard.
2- Mais en général, cela signifie juste qu’on incite quelqu’un à commencer quelque chose, à démarrer :
C’est à toi. Vas-y !
A: J’ai envie de changer de métier.
B: Vas-y, si c’est ce que tu souhaites vraiment.

3- Le dernier sens, familier, montre que vous vous défendez dans une situation qui ne vous plaît pas, ou que vous n’approuvez pas ce qu’on vous dit. Par exemple, si quelqu’un vous pousse pour prendre votre place dans le métro, vous pouvez montrer que vous n’êtes pas content en disant : Vas-y !
On ajoute même souvent « là », pour exprimer son irritation: Vas-y, là !
(Mais attention, car de toute façon, ce n’est pas poli !)

Le ton est donc essentiel et peut tout changer !
Vous pouvez écouter ça ici :

Et en guise de conclusion, quelqu’un cherchait « Les insultes les plus drôles pour savoir répondre aux cons »:
Je n’en sais rien* ! Il y a du choix. * (« En » est partout, décidément !)
Je vous laisse juste avec les mots de Michel Audiard:

Les cons, ça ose tout. C’est même à ça qu’on les reconnaît.