Ça commence à faire !

J’avais oublié ! Douze ans, jour pour jour, ça commence à faire !

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Je n’avais pas regardé en arrière fin décembre pour dresser un bilan de l’année écoulée comme il est d’usage, parce que je n’avais pas été très assidue sur ce site. Mais j’ai reçu aujourd’hui ce message de WordPress. Et cette fois, c’est un bilan beaucoup plus long ! Et je me suis dit : Tiens, 12 ans, ça commence à faire ! Et si en plus, je pense à certains d’entre vous qui me lisent ici depuis le début ou presque, je suis encore plus agréablement suprise ! 😉

A force, ce site a voyagé, depuis son premier jour. Elle est bien sympathique, cette carte !

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Alors, en ce jour d’anniversaire, pour ne pas faillir à l’une des idées à l’origine de ce blog, voici deux expressions courantes et plutôt familières :
ça commence à faire : familièrement, cela indique donc qu’on estime que cela fait longtemps que quelque chose existe. On en est presque étonné, c’est comme si tout d’un coup, on prenait conscience du temps écoulé.

ça commence à bien faire : il ne faut pas confondre avec cette autre expression qui semble pourtant très proche. Tout est paradoxalement dans le « bien ». Celle-ci exprime un agacement. On en a vraiment assez de quelque chose qui se prolonge ou se répète et on perd patience. Ce n’est donc pas du tout ce que j’ai pensé !

Merci à vous qui passez par ici, que ce soit depuis 12 ans ou depuis quelques jours.
Et à bientôt pour la suite ! Il y a encore de quoi faire et de quoi dire.

Faites-lui du pied, c’est permis

En deux ans de pandémie, combien de fois nous sommes-nous passé du gel hydroalcoolique sur les mains ? Au début, c’était une denrée (1) rare et convoitée ! Aujourd’hui, il y en a à l’entrée de tous les magasins : du simple flacon posé sur une table de fortune (2) à des systèmes sans contact qui détectent nos mains tendues, tout est possible. Et entre les deux, il y a les distributeurs qu’on actionne grâce à un petit levier ou mieux, en appuyant du pied sur une pédale.

Et maintenant, on fait même de l’humour pour expliquer la marche à suivre (3). Je suis tombée hier sur ce jeu de mots qui donne le mode d’emploi à ceux qui, l’espace d’un instant (4), cherchent comment faire pour se servir : Ici, il faut faire du pied pour se frotter les mains.

Cela nous fait sourire, comme l’émoji masqué qui nous accueille, parce que faire du pied à quelqu’un, c’est toucher volontairement le pied de quelqu’un sous une table, à l’insu de (5) tous les autres invités, pour lui faire des avances (6). C’est plutôt lourd si la personne draguée (7) de cette manière n’est pas vraiment d’accord ! Mais là, au contraire, à l’entrée de ce magasin, nous sommes tous autorisés à faire du pied… à ce gentil distributeur.

Ensuite, vous pourrez vous frotter les mains avec ce gel, au sens propre du terme. Et voici un autre jeu de mots puisque au sens figuré, se frotter les mains, c’est montrer sa satisfaction, en faisant ce geste ou pas. Il suffit souvent de dire juste : Je m’en frotte les mains / Il s’en frotte les mains pour dire qu’on est satisfait d’une situation, d’une décision.

De l’art de nous rappeler, avec plus de légèreté que les habituelles formules « Gel hydroalcoolique obligatoire » que nous ne devons pas encore baisser la garde (8), même si beaucoup en ont par dessus la tête (9) de ces contraintes.

Quelques explications :

  1. une denrée : un produit
  2. une table de fortune : une table improvisée, qui n’est pas réellement faite pour ça. On parle souvent par exemple d’un abri de fortune.
  3. la marche à suivre : les explications sur comment faire quelque chose, étape par étape
  4. l’espace d’un instant : pendant un très court instant
  5. à l’insu de quelqu’un : en cachette, sans que cette personne le sache
  6. faire des avances à quelqu’un : essayer de séduire quelqu’un de façon assez explicite
  7. draguer quelqu’un : c’est la même chose que précédemment. Un dragueur, c’est un homme qui passe son temps à essayer de séduire les femmes.
  8. baisser la garde : devenir moins prudent, relâcher sa vigilance
  9. en avoir par dessus la tête (de quelque chose, de quelqu’un de faire quelque chose) : en avoir vraiment assez, ne plus supporter quelqu’un ou quelque chose. Par exemple : J’en ai par dessus la tête de ses bêtises. / Il en a par dessus la tête de finir aussi tard le soir.