Pluie printanière

Pluie

Iris après la pluie

La pluie, toute la journée. Régulière.
De quoi comprendre l’expression Ennuyeux comme la pluie ! (En moins poli et distingué, ça donne: Chiant comme la pluie.)
Mais dans le fond, l’occasion de faire autre chose.
La terre qui s’amollit, avant la grande sécheresse des étés méditerranéens.
Les couleurs des iris, pour quelques jours seulement, la promesse du parfum des petits oeillets. On aime davantage la pluie quand on a un jardin !

Et puis comme ça, ça donne un sujet de conversation:
Mais qu’est-ce que c’est que ce temps ! (En fait, c’est notre petite saison des pluies habituelle ici en Provence. On fait des réserves.)
On n’a jamais vu ça ! (Mais si, ça arrive régulièrement mais on oublie d’une année sur l’autre.)
On est quand même fin avril ! (Et que dit le dicton bien connu ? En avril, ne te découvre pas d’un fil.)

Bref, tout le monde parle de la pluie et du beau temps, au sens propre comme au sens figuré. Encore une jolie expression, pour dire qu’on parle de tout et de rien, de petits sujets anodins, de la vie comme elle va.

Au ras des pâquerettes

Le bleu presque violet des muscaris,
Le blanc des pâquerettes déposé dans l’herbe,
Les arbres encore austères,
Le jaune et l’orangé du pollen accroché aux pattes des abeilles,
Le printemps s’installe tranquillement dans l’Aveyron

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Jolies pâquerettes qui nous ont donné une expression:
Au ras des pâquerettes.
Comme ces petites fleurs ne sont pas bien hautes, elles sont au ras du sol. Donc dire qu’une idée, un commentaire est au ras des pâquerettes signifie que ce n’est pas très intelligent, pas très intéressant, plutôt simpliste.
Pas de hauteur donc quand ça reste au ras des pâquerettes. On dit d’ailleurs aussi que ça ne vole pas haut.

Cette absence de hauteur, c’est également cette chanson d’Alain Souchon, qui porte ce titre:
Sans ce penchant pour une personne
L’être aimé
Sans les ailes que ça vous donne d’être aimé
On reste au ras des pâquerettes.