Soif de voyages ?

Depuis deux ans, de confinements en couvre-feux, en passant par des fermetures de frontières, on a quelque peu perdu l’habitude d’aller voir ailleurs à quoi ressemble le monde. Mais dans le fond, ce n’est pas si compliqué que ça de partir en voyage, si l’on en croit ces pubs que je croise en ce moment sur mon chemin ! Pas besoin de pass sanitaire ou vaccinal. Apparemment, il suffit de se mettre à table !

En rentrant du travail, on passe donc chez Picard s’acheter un petit surgelé.
Et voilà, l’évasion à portée de baguettes.
L’Asie, rien que ça, rendez-vous compte !

Et au dessert, on mange un yaourt à la grecque, ou quelque chose qui en a le nom.
La Grèce millénaire à portée de cuillère !

Bon, je suis d’accord avec vous, on reste un peu sur sa faim avec ce genre de voyages ! 😉

Nos expressions liées à la nourriture :
avoir soif de quelque chose : avoir très envie de quelque chose, mais quelque chose d’important.
Par exemple : avoir soif de liberté, avoir soif de grand air, avoir soif de solitude, avoir soif de compagnie, avoir soif de tranquillité, avoir soif de nouveauté, avoir soif de changement.
rester sur sa faim : ne pas être entièrement satisfait par quelque chose parce qu’on a l’impression qu’il manque quelque chose.
J’ai bien aimé ce roman. Mais je trouve qu’on reste un peu sur sa faim. Je m’attendais à mieux.

A la soupe !

Qu’est-ce qu’on mange ce soir ? Question classique !
Comme le temps n’est pas encore tout à fait printanier, une bonne soupe est encore la bienvenue !
Quand mange-t-on de la soupe en général ? Chez nous, c’est effectivement plutôt le soir, notamment quand il s’agit d’une soupe de légumes. Donc c’est au dîner.

Dîner, souper, déjeuner.
L’emploi de ces mots (aussi bien les verbes que les noms) a varié au fil du temps.
Il n’est pas non plus le même selon les régions en France.
Et pour compliquer les choses, il change aussi en fonction des pays où on parle français.

Alors voici ce qu’on dit chez moi (comme chez beaucoup de Français) en 2018 :
– On déjeune à midi et on dîne le soir.
– On n’emploie jamais le verbe souper, qui était utilisé autrefois et continue à l’être dans certaines régions.
– Mais la soupe reste un plat important !
Quand on est petit, les adultes disent : Mange ta soupe, ça fait grandir.
Pour dire que c’est l’heure de manger (à midi ou le soir), on dit de façon familière : A la soupe !

Cette publicité pour une célèbre marque de soupes toutes prêtes joue donc sur les mots, pour nous inciter à mettre ses préparations à nos menus du soir.

Mais quand même, entre une soupe maison et une soupe industrielle, le choix est vite fait ! C’est tellement facile à faire, une soupe ! Et le parfum de la soupe qui cuit! Il suffit d’avoir pensé à acheter des légumes et d’avoir un peu le temps de la laisser cuire.

Alors, ce soir, nous allons nous régaler avec une soupe encore un peu hivernale, en attendant de passer bientôt aux soupes au pistou ou aux soupes froides et rafraîchissantes de la belle saison :
notre dernière courge butternut et des poireaux, coupés en petits morceaux et revenus dans un peu d’huile d’olive, des gousses d’ail, une ou deux feuilles de laurier et des pois cassés, pour changer des pommes de terre. Que demander de mieux ? 😉

Bon appétit !

Il a déjà été question de soupe sur mon site, ici.

N’oubliez pas de lire les commentaires ajoutés à cet article, pour savoir ce qu’on dit ailleurs ! Merci à La Culturothèque du Masque, en direct de la Belgique et à Anne Jutras, en direct du Québec.

En cuisine

Un château du Moyen-Age, un très vieux pont en pierre, une rivière tranquille, un très beau village. Et un restaurant excellent où on est si bien accueilli. Voici Belcastel, dans l’Aveyron. Nous y avons dîné entre amis l’été dernier car c’est tout près de là où nous avons notre maison aveyronnaise. Nous y retournerons.
Pour vous faire une idée de ce que nous avons dégusté, vous pouvez aller sur le site du restaurant du Vieux Pont.

Mais vous allez aussi vous régaler en regardant l’émission de Julie Andrieu qui est passée à la télévison il y a quelques semaines et consacrée à la cuisine aveyronnaise. Ses émissions, les Carnets de Julie, sont bien agréables car elles mêlent cuisine et visite des régions de France, avec Julie donc, vraiment parfaite dans son rôle de guide et qui sait questionner les cuisiniers, les producteurs et tous les gens qu’elle rencontre et met à l’honneur. C’est vivant et vous entendrez un français absolument naturel, avec des accents différents selon les régions choisies. C’est comme si on accompagnait Julie Andrieu dans ses voyages. Tellement plus agréable que ces émissions de cuisine à la mode où cuisiner est mis en scène et scénarisé comme une compétition, un affrontement entre candidats. Je ne supporte pas!

Là, c’est comme si on partait avec une copine sympathique, à la découverte des belles et bonnes choses de la vie.

L’émission entière est ici.

J’en ai transcrit juste un petit passage qui me plaisait bien, parce que Nicole Fagegaltier y raconte son histoire. Accent aveyronnais pour dire ses débuts et son amour pour son village. Mais tout le reste était bien. (Je suis devenue un peu chauvine!)

Cet extrait commence à 5’20, dans la cuisine de Julie. Mais regardez dès le début quand même pour vous plonger dans l’ambiance ! Et continuez ! 🙂
(Si vous avez des questions sur d’autres passages, n’hésitez pas à me les poser bien sûr)

Voici juste le son, si ça vous rend service:
Nicole Fagegaltier

Transcription :
– Alors Nicole, raconte-moi, donc cet établissement (1), c’est un établissement familial ?
– Tout à fait. C’était ma maman donc qui avait le restaurant avant moi, même ma grand-mère encore avant.
– Ah oui, donc c’est trois générations.
– Oui, voilà, c’est ça. Mon père et mon grand-père avaient aussi la ferme. Donc j’ai grandi dans cet univers de bons produits, d’une bonne cuisine, voilà, où la convivialité (2) …
– Où il y avait les produits de la ferme qui alimentaient le restaurant ?
– Tout à fait. Voilà.
– Et la convivialité, tu disais ?
– Et la convivialité, parce que j’avais un papa qui avait vraiment le goût… le sens de l’accueil et qui aimait recevoir, et notre maison était toujours remplie et toujours ouverte à tout le monde.
– C’est toujours un peu le cas, hein. On a l’impression d’arriver chez quelqu’un quand on arrive chez toi, chez vous.
– Bah oui, c’est notre maison.
– C’est ça. Eh oui, parce que vous habitez à l’étage !
– Voilà, tout à fait. On reçoit chez nous.
– Eh oui !
– Par contre, j’ai besoin d’aide pour allumer le feu.
– Alors, ça, je peux faire. Attends. On allume celui-là ?
– Oui.
– On tourne.
– Parfait.
– Voilà.
– Donc je vais mettre un peu d’huile, faire… laisser chauffer.
– Oui, donc huile d’olive.
– Oui. Peu importe. Oui.
– Je te sens pas à cheval (3). Et tu t’es toujours destinée à la cuisine ?
– Disons qu’au départ, quand, à l’âge de 15-16 ans, quand il faut commencer à prendre une première voie, moi j’ai senti que j’avais envie de rester à Belcastel et donc j’ai dit je sais pas ce que ça va donner (4), mais je veux rester à Belcastel. Et donc j’ai choisi de rentrer à l’école hôtelière.
– D’accord.
– J’étais pas très forte en cuisine, même pas du tout !
– Ah bon !
– Les premiers mois ont été très laborieux, difficiles.
– Ah oui ? C’est vrai ?
– Mais bon, moi, mon souci, c’était de revenir dans mon village. Je savais que la cuisine m’amènerait à y revenir. Et donc c’est ce qui m’a…
– Oui, c’est ça. D’accord.
– … encouragée à rester à l’école hôtelière.
– Je comprends. Quel que soit finalement le moyen, tu voulais en tout cas vivre dans ce cadre (5).
– Voilà, tout à fait.
– Je peux mettre les légumes tout de suite ou il faut faire rissoler les os ?
– J’aurais préféré mettre les os à rissoler. Mais ça fait rien, c’est bon, c’est bon.
– C’est pas grave. Donc je mets pas tous les légumes dedans.
– Non mais là, c’est bien, déjà. Après, tu vois, il y a de la viande aussi comme tu disais.
– Ouais, c’est bien ! C’est bien.
– Bah disons que pour faire un bon jus quand même, il est important d’avoir les os et la viande.
– Alors, moi je te propose qu’on aille visiter ta région ensemble, cette belle région.
Bah c’est avec plaisir.
– Mais oui. Ce sera toi notre guide et voilà. Départ pour l’Aveyron.

– C’est là où je suis née et tous les jours, je suis émerveillée, suivant (6) la lumière, les moments de la journée, tout me plaît ici et je suis contente d’y être restée et d’avoir fait ce choix il y a bien longtemps.

Le château féodal du 9è siècle, autour duquel les maisons se sont construites, constitue l’âme du village. Abandonné par le dernier héritier au 16è siècle, il est tombé en ruine au fil du temps. Il faudra (7) attendre le 20è siècle pour que la citadelle reprenne vie.

– Il y a souvent de la sérénité qui se dégage d’ici hein, de la douceur. La rivière apporte beaucoup. Elle rythme la vie du village aussi. Ce que j’aime bien, c’est qu’ il suffit de se promener, puis on découvre toujours quelque chose à… qu’on peut… qu’on peut cueillir, ou les violettes ou les nombrils de Vénus pour mettre dans les salades. Délicieux ! De la mâche (8), c’est super bon ! Je peux pas m’empêcher quand je me promène, de penser à certaines recettes ou comment je pourrais améliorer tel plat. Voilà comment on construit des fois aussi une assiette. On va aller voir un de nos petits jardins, tout petits jardins. Bon, les herbes (9) sont encore un peu sous terre, mais bon, on a l’oseille quand même, le thym. Hum , ça sent bon, le thym ! Les plantes principales dont on a besoin en cuisine se situent dans ce jardin. Belcastel est comme ça : chacun a sa maison avec un petit bout de terrain, des tout petits jardins, tout petits.

Des explications :
1. un établissement : ici, il s’agit du restaurant de cette cuisinière, donc de son entreprise.
2. La convivialité: le sens de l’accueil.
3. Être à cheval sur quelque chose : estimer que quelque chose est très important et qu’on ne peut pas faire autrement. Par exemple : être à cheval sur la qualité des produits. / être à cheval sur la ponctualité = estimer qu’être ponctuel est essentiel et ne pas accepter que les gens soient en retard. Ici, elle veut dire qu’elle n’a pas l’impression que pour Nicole Fagegaltier, ce soit fondamental d’utiliser de l’huile d’olive.
4. Je ne sais pas ce que ça va donner : je ne sais pas quel sera le résultat.
5. ce cadre: cet environnement, ce lieu
6. suivant la lumière : selon la lumière, en fonction de la lumière
7. il faudra attendre… : il s’agit du futur que, bizarrement, on emploie souvent en français pour raconter des faits historiques ! (Cependant, beaucoup d’historiens critiquent cet usage du futur qu’on appelle futur historique.) En fait, il donne la sensation de l’enchaînement des événements.
8. la mâche : c’est une variété de salade
9. les herbes: il s’agit des herbes aromatiques, qu’on utilise pour parfumer les plats, comme le thym; la sarriette, le persil, etc.

L’été dernier à Belcastel

Six ans

Comme certains le savent, j’ai commencé à écrire ce blog il y a six ans, le 14 février (sans qu’il y ait aucun rapport avec la Saint Valentin, qui faisait alors encore moins partie de notre environnement qu’aujourd’hui.) Pas de bilan, juste l’étonnement d’être capable de persévérer, avec parfois des doutes, des absences. Et finalement, toujours un commentaire, un message, une question, qui font que je continue ! Alors, il y a aussi l’étonnement de voir que certains ne se sont pas encore lassés de lire, écouter, regarder ce qui m’intéresse. Pourtant, à force, je suis très prévisible ! Mais on dit aussi qu’un blog doit avoir une certaine unité, alors je me rassure de cette manière ! Parce qu’au-delà des thèmes récurrents dans mes billets, il y a toujours ce français que je partage avec vous qui l’apprenez à travers le monde, vous qui trouvez probablement ici un petit quelque chose qui vous rend notre langue et notre culture plus désirables.

Qui dit anniversaire, dit gâteau d’anniversaire !
Voici donc la recette d’un gâteau… invisible. J’ai succombé à la dernière mode mais surtout à un joli livre de cuisine, plein de couleurs et de recettes qui m’ont paru tenir la route. (A la longue, on sait dire si une recette devrait être bonne ou pas !) Elles sont toutes basées sur le principe qu’il y a peu de pâte et beaucoup de fruits coupés en fines lamelles – pommes, poires, mangues, etc. – pour donner la texture de ces gâteaux. (Il y a aussi des variantes salées, avec des légumes, tout aussi appétissantes.)

Oui, ce blog est un fourre-tout ! Donc voici la recette écrite pour ceux qui veulent juste faire les gourmands – je pense à mes amies instagram – et également la recette enregistrée et illustrée pour ceux qui veulent aussi « manger » du français.
Bon appétit !


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Ou juste l’enregistrement :
Le gâteau invisible citron myrtilles

Les ingrédients :
800 grammes de pommes coupées en lamelles régulières de 1 mm d’épaisseur
150 g de myrtilles (surgelées quand ce n’est pas la saison)
1 citron non traité
2 œufs
90 g de sucre en poudre
40 g de beurre fondu
120 g de farine
80 ml de lait
20 g + 10 g de sucre roux

La recette :
– Préchauffez le four à 180°C.
– Fouettez les œufs avec le sucre, en mélangeant bien pour que le sucre soit bien fondu.
– Ajoutez le beurre fondu, puis la farine, puis le zeste du citron râpé.
– Délayez avec le lait et le jus de citron. (un demi citron si le citron est vraiment gros)
– Epluchez les pommes, coupez-les en quartiers et faites de fines lamelles de 1 mm d’épaisseur (bien régulières.) On peut utiliser une mandoline ou un couteau qui coupe bien.
– Incorporez les lamelles à la pâte, en faisant attention pour qu’elles restent entières.
– Beurrez un moule et saupoudrez le fond avec 20g de sucre roux. Choisissez un moule juste à la bonne taille pour avoir une certaine épaisseur de pâte. (un moule rond de 24 cm de diamètre par exemple)
– Versez la moitié de la préparation dans le moule.
– Recouvrez avec les myrtilles, puis versez le reste de la pâte dessus, avec précaution pour que les myrtilles ne se mélangent pas avec le reste.
– Saupoudrez avec 10g de sucre roux.
– Faites cuire au four pendant 50 minutes.
– Laissez refroidir avant de démouler. On peut décorer avec des myrtilles et des morceaux de zeste de citron.

Bonne dégustation ! Et si vous ne mangez pas tout le jour même, mettez ce gâteau au réfrigérateur. Il est très bon frais également !

La petite touche de français: le temps des recettes
Les recettes de cuisine, qui sont des instructions, s’écrivent soit à l’infinitif, soit à l’impératif.
– l’infinitif donne un côté plus distant, plus neutre : Verser la pâte dans le moule.
– l’impératif a une tonalité plus directe, plus vivante, comme si quelqu’un était en train de vous guider dans cette recette. On vouvoie le lecteur : Versez la pâte dans le moule.
– Et dans les livres de cuisine pour les enfants – mieux vaut commencer tôt, fille comme garçon ! – on utilise la 2è personne du singulier: Verse la pâte dans le moule.

– Bien sûr, il faut être attentif à ne pas mélanger infinitif et impératif, notamment avec les verbes du 1er groupe, qui se prononcent de la même façon mais prennent soit -er, soit -ez.
– Et on n’oublie pas que les verbes du 1er groupe ne prennent jamais de « s » à la 2è personne du singulier à l’impératif : Verse, mélange, ajoute, fouette, beurre, démoule, laisse refroidir, etc.

Boisson fraîche

Les citrons
Il fait chaud.
Besoin de se rafraîchir et de se désaltérer.
Besoin de ne rien faire du tout.
Donc piscine, boissons fraîches et paresse au programme.

Voici une pub très estivale et très courte mais qui nous dit des choses sur le français et sur la France !

Cette publicité est ici.

Transcription
– Hum ! Super bonne, ta citronnade ! (1)
– Merci ! C’est moi qui l’ai pas faite. (2)
– Ah bon ? Et tu l’as pas faite comment ?
– Bah j’ai pas pressé de citrons, j’ai pas mis l’eau de source (3) et j’ai pas mis le sucre (4) non plus.
– Non mais tu as dû te lever hyper pas tôt ! (5)
– T’inquiète. (6)

Les citrons déjà pressés pour vous, de l’eau de source et une pointe de sucre (7). Pulco citronnade, la paresse a du bon. (8)

Juste le son:
La citronnade

Des explications :
1. de la citronnade : ce terme a un petit côté ancien. Avant toutes les boissons disponibles aujourd’hui, il y avait de la citronnade et de l’orangeade, mélanges de jus de citron ou d’orange avec de l’eau et du sucre.
2. C’est moi qui l’ai… : normalement, on dit : C’est moi qui l’ai faite. C’est ce à quoi tout le monde s’attend. De plus, comme c’est une phrase orale, il n’y a pas « ne » de la négation. Mais tout d’un coup, on entend la forme négative, ce qui nous fait sourire, d’autant plus qu’elle n’est pas vraiment correcte. (On dit normalement: Ce n’est pas moi qui l’ai faite.) Et on comprend sur quoi est basée cette publicité, tout entière à la forme négative de façon inattendue.
3. J’ai pas mis l’eau de source : la première chose, c’est qu’ils insistent sur le fait que c’est de l’eau très naturelle, pour donner un côté très sain à cette boisson industrielle. La deuxième chose, c’est qu’ils utilisent l’article « l’ », au lieu de dire : j’ai pas mis d’eau de source. Cela donne l’impression qu’il est évident que la boisson est à base d’eau de source. C’est comme si tout le monde connaissait la recette.
4. Le sucre : même remarque que précédemment. (le sucre au lieu de dire : j’ai pas mis de sucre)
5. hyper pas tôt : normalement, on n’emploie jamais hyper avec une forme négative.
6. T’inquiète ! : cette phrase, très orale, est fréquente. Normalement bien sûr, on dit : Ne t’inquiète pas (forme normale) / T’inquiète pas (familier). Mais depuis quelques années, on entend souvent la forme sans la négation, avec la même signification. Donc ce qui est bien fait dans ce dialogue, c’est qu’il y a des négations là où il n’en faut pas habituellement et inversement, elles ont disparu là où il en faudrait!
7. Une pointe de sucre : cette expression permet de donner l’impression qu’il y a très peu de sucre ajouté dans cette boisson, encore une fois pour donner l’idée que cette boisson est saine et comme ce qu’on ferait soi-même, bien qu’elle soit industrielle.
8. La paresse a du bon : Quand on dit de quelque chose que ça a du bon, c’est que c’est positif, que cela a un effet bénéfique. De plus, ici, il y a un jeu sur les mots puisqu’il s’agit d’une boisson, qui est bonne.

Petite remarque sur la conjugaison: il y a des Français qui accordent mal le verbe quand la phrase commence par C’est moi qui… On entend la faute: **C’est moi qui a… Bien sûr, on accorde à la première personne du singulier:
C’est moi qui suis paresseuse. / C’est moi qui irai faire les courses / C’est moi qui voulais arrêter. / C’est moi qui ai soif.
Et à la forme négative: Ce n’est pas moi qui ai fait ça. / Ce n’est pas moi qui dirai le contraire.

Eloge de la paresse, avec l’été et les vacances qui approchent, mais aussi préoccupation pour la santé – et la ligne.(Toutes les publicités pour de la nourriture ou des boissons doivent comporter le message du Ministère de la Santé sur le fait de manger 5 fruits et légumes par jour et sur la nécessité de bouger.)

Petites douceurs

Petits moelleux crème de marron

Il me restait de la crème de marron car les pots qu’on achète sont un peu gros. J’avais des petits moules que je n’avais jamais essayés. Et j’avais envie de quelque chose de moelleux, avec un petit cœur fondant. On va donc appeler ces petites douceurs toutes simples des Petits moelleux à la crème de marron. Essai réussi !

Voici la recette:
Il faut 250 grammes de crème de marron, 2 œufs, 60 grammes de beurre et 30 grammes de farine. Pas de sucre, la crème de marron suffit.

On allume le four à 180°.
On casse les œufs dans un saladier et on les bat avec un fouet.
On fait fondre le beurre à feu très doux.
Puis on ajoute 200 g de crème de marron aux oeufs, on mélange bien.
Ensuite, on ajoute le beurre fondu et on mélange le tout.
Pour finir, on incorpore la farine et on obtient une jolie pâte bien lisse.
On remplit des petits moules à tartelettes et au milieu, on dépose un tout petit peu de la crème de marron qui reste.
On fait cuire 11 à 12 minutes. Et on démoule tout de suite. J’ai obtenu 22 petits moelleux, parfaits pour grignoter sans se sentir lourd après !

La prochaine fois, je me suis dit que je mettrai au milieu de chaque gâteau un peu de compote de pommes à la place de la crème de marron. Il me semble que ça devrait être bon aussi !

La seule chose, c’est que j’ai utilisé des petits moules souples en silicone (en plaque). C’est efficace. Mais j’espère aussi que c’est respectueux de notre santé.